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Il emprunte la Ferrari de son père et se la fait confisquer par la police

La Ferrari California, "empruntée" par le fils de son propriétaire, en train d'être emmené par la police.

La Ferrari California, "empruntée" par le fils de son propriétaire, en train d'être emmené par la police. - capture Twitter

Dans la banlieue de Londres, le fils du propriétaire d'une Ferrari California a été arrêté à son volant par la police. Visiblement, le jeune homme de 28 ans avait "emprunté" la supercar de son père sans permission, vu qu'il n'était pas assuré.

Imaginez: votre père est propriétaire d'une magnifique Ferrari California, supercar à plus de 200.000 euros. Il se trouve qu'il est actuellement en vacances, loin. Suffisamment pour que l'idée de lui emprunter le bolide pour s'offrir un petite escapade lui traverse l'esprit. Demande qui, bien sûr, se serait heurtée en temps normal à un non catégorique. 

C'est en gros ce qu'il vient d'arriver à un jeune homme de 28 ans. Ce dernier a été arrêté au volant de la Ferrari California par la police de Bromley, au sud-est du Grand Londres, comme le raconte The Telegraph. Le journal compare ce fait-divers au scénario du film "La Folle journée de Ferris Buellers", avec une magnifique Ferrari 250 GT California Spyder de 1961 en personnage central.

Sauf qu'au moment de contrôler les papiers du véhicule, les policiers constatent que le fiston n'avait pas été inscrit parmi les conducteurs potentiels de la Ferrari. Résultat, une voiture confisquée et un tweet de sensibilisation plutôt bien vu:

"Ne prenez pas la Ferrari de papa sans la bonne assurance ! Pas d'assurance = pas de voiture"

Rouler sans assurance, (très) mauvaise idée

Pour rappel (et si l'idée d'emprunter la belle voiture de vos parents vous passe aussi par la tête), la conduite sans assurance est sévèrement punie. L'article L324-2 du code de la route prévoit ainsi jusqu'à 3750 euros d'amende et des peines complémentaires (suspension du permis de 3 ans maximum ou confiscation du véhicule par exemple).

Depuis avril 2017, un conducteur en infraction peut simplement s'acquitter d'une amende forfaitaire de 500 euros (minorée à 400 euros) mais le passage devant un tribunal peut être maintenu si les circonstances l'exigent, comme en cas de récidive. 

La prochaine étape prévue dans la loi de modernisation de la justice du XXIe siècle pourrait permettre de lutter encore plus efficacement contre la conduite sans assurance. Elle permettra en effet de verbaliser les automobilistes pour cette infraction grâce à la vidéo-verbalisation (et s'ajoutera ainsi aux nombreuses infractions pouvant être constatées par radar ou caméra). Le décret d'application pour cette mesure est attendue avant fin 2018.

Julien Bonnet