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 Ferrari lance une bataille judiciaire pour défendre le nom de son futur SUV

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Le constructeur italien a engagé une bataille judiciaire contre une association caritative sportive italienne, baptisée "Purosangue" ("pur sang"), nom qu'il entend donner à son futur SUV. Une première audience est prévue en Italie devant le tribunal de Bologne le 5 mars.

Alors que son lancement est prévu au plus tôt en 2021, le futur SUV de Ferrari fait aussi parler de lui sur le front judiciaire, en raison du nom que le constructeur lui a choisi, "Purosangue" ("sang pur"). Une association caritative italienne lui conteste le droit d'utiliser cette appellation. "Purosangue ASD est une association sportive: elle a choisi ce nom parce qu'elle croit dans le sport propre: son nom veut dire sangue puro, soit sang pur, signifiant l'absence de dopage", selon Alessandro Masetti, avocat de cette association.

L'association, qui intervient en Italie mais aussi en Afrique, "a déposé il y a six ans la marque Purosangue pour se protéger d'éventuelles contrefaçons", a-t-il précisé. Mais l'année dernière, Ferrari a déposé elle aussi ce nom pour son futur 4X4 urbain de luxe, qui se veut un véritable "pur-sang" et qui devrait arriver sur le marché dans deux ans.

Ferrari a proposé un accord à l'association qui l'a refusé

L'association caritative est alors entrée en contact avec le célèbre constructeur italien, en expliquant avoir une marque de vêtements et de chaussures à ce nom, en partenariat avec Adidas: Ferrari "a proposé un accord, mais la somme était ridicule", a ajouté l'avocat Alessandro Masetti.

L'association a alors contesté, au niveau européen, l'enregistrement du nom par Ferrari, qui a riposté en lançant diverses procédures notamment en Italie, a indiqué l'avocat, confirmant une information du quotidien britannique Financial Times.

Ferrari assure, selon lui, que l'enregistrement du nom par l'association devrait être retiré parce que la marque n'a pas été utilisée ces dernières années, ce que conteste l'association. Une première audience est prévue devant le tribunal de Bologne le 5 mars.

"C'est David contre Goliath, ils ont de l'argent que nous n'avons pas. Les gens de l'association sont amers, parce qu'ils ne comprennent pas pourquoi Ferrari veut dépenser tout cet argent en processus judiciaires alors qu'un accord pourrait être facilement trouvé", a ajouté l'avocat qui défend gratuitement l'association.
F.B avec AFP