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Essai - Skoda a enfin sa compacte, la Scala

A côté de l’arrivée du petit SUV Kamiq, Skoda lance ce printemps la Scala. Le constructeur tchèque propose désormais une vraie compacte, qui met l’accent avant tout sur le confort.

A côté de l’arrivée du petit SUV Kamiq, Skoda lance ce printemps la Scala. Le constructeur tchèque propose désormais une vraie compacte, qui met l’accent avant tout sur le confort. - Laurent Sanson - AutoMag

A côté de l’arrivée du petit SUV Kamiq, Skoda lance ce printemps la Scala. Le constructeur tchèque propose désormais une vraie compacte, qui met l’accent avant tout sur le confort.

Il n’y a pas que les SUV dans la vie. Un profil de break, de faux airs de compacte, et surtout une vraie familiale, Skoda étoffe sa gamme cette semaine avec la Scala. La marque tchèque du Groupe Volkswagen veut être présente sur ce segment certes concurrencé par les SUV, mais qui représente toujours 220.000 ventes en France.

Longue de 4,36 mètres, la Scala se montre beaucoup plus petite que l’Octavia, la berline star de Skoda (4,70 mètres), et un peu plus petite que la Rapid (4,48 mètres).
Longue de 4,36 mètres, la Scala se montre beaucoup plus petite que l’Octavia, la berline star de Skoda (4,70 mètres), et un peu plus petite que la Rapid (4,48 mètres). © BFM

Mais pourquoi… la Skoda Scala?

L’arrivée de la Scala coïncide avec une réorganisation de la gamme Skoda, avec l’objectif de poursuivre sa croissance. Les ventes ont progressé de 17,25% en France l’an dernier. L’objectif est d’atteindre 1,3 million de voitures vendues dans le monde fin 2019. Très concentrée sur les SUV, avec le lancement successif des Kodiaq, Karoq et Kamiq, la marque retravaille cette année la cohérence de son offre berline.

La Scala vient occuper la place de la compacte, une offre qui faisait jusqu’à présent défaut. Skoda dispose en effet de la Superb, restylée ce printemps. Mais ce modèle de 4,48 mètres hésitait entre les compactes (aux environs de 4,30 mètres) et les berlines (dans les 4,70 mètres). Résultat, contrairement au reste du monde, les clients particuliers français ne l'ont ainsi pas adoptée.

La face arrière de la Scala intrigue. Disponible dans les packs Look et Ambition, la lunette prolongée et teintée noire apporte une touche d’élégance, le décrochage de chaque côté offre lui du dynamisme. Le tout donne à la berline de faux airs de break.
La face arrière de la Scala intrigue. Disponible dans les packs Look et Ambition, la lunette prolongée et teintée noire apporte une touche d’élégance, le décrochage de chaque côté offre lui du dynamisme. Le tout donne à la berline de faux airs de break. © Laurent Sanson - AutoMag

La Scala se positionne elle clairement face aux Peugeot 308 et Volkswagen Golf. Mais ce n’est pas au best-seller de VW (pourtant de taille équivalente) que Skoda emprunte ici des éléments techniques, mais à la Polo. Cette dernière est en effet plus récente que la Golf 7, alors que l’arrivée de la prochaine génération se fait toujours attendre. L’arrivée de la Scala coïncide aussi avec un nouveau design Skoda. Très consensuel, il donne à la compacte des airs de faux breaks. L’habitacle se montre plus intéressant (voir "LE" truc en plus ci-dessous), en particulier au niveau de la connectivité (voir Au volant ci-dessous).

Bruyant par moment, le trois cylindres 1 litre reste dans les clous côté consommation. Entre routes de campagne et autoroute, nous avons consommé 8 litre aux 100.
Bruyant par moment, le trois cylindres 1 litre reste dans les clous côté consommation. Entre routes de campagne et autoroute, nous avons consommé 8 litre aux 100. © BFM

Au volant

La Scala appelle une conduite de père de famille, et ce, dès que le conducteur s’assoit derrière le volant. L’assise de la berline se montre très confortable. Les multiples petits gadgets, comme la boite de rangement située à gauche, sous le volant, ou le nouvel écran derrière le volant, ajoutent au confort sur les longs trajets.

La finition haute Style propose de série le nouveau système de navigation avec écran tactile 9,2", le digital cockpit (écran derrière le volant), les projecteurs full LED, mais aussi la caméra de recul et le système sans clé.
La finition haute Style propose de série le nouveau système de navigation avec écran tactile 9,2", le digital cockpit (écran derrière le volant), les projecteurs full LED, mais aussi la caméra de recul et le système sans clé. © Laurent Sanson - AutoMag

Une fois le contact enclenché, le moteur trois cylindres 1 litre TSI de 116 chevaux se fait bien entendre (est-ce pour cela que la compacte se nomme Scala?). Le bloc se fait très bruyant à toutes les accélérations, mais devient plutôt discret en rythme de croisière, même sur autoroute. La conduite est sans surprise, à part au niveau de la direction, peu précise. Au quotidien, la Scala appelle une conduite tranquille. Clairement, ses atouts sont à chercher ailleurs.

Il faut ainsi regarder du côté du système d’info-divertissement. La Scala inaugure la dernière version du système d’infotainment du Groupe Volkswagen MIBIII. Le plus vient notamment de la mise à jour automatique de la cartographie GPS. Sur notre finition haute baptisée "Style", la Scala dispose surtout d’un écran digital de 10,25 pouces derrière le volant, en plus de l’écran tactile de 9,2 pouces au centre de la planche de bord. La carte du GPS peut ainsi se déporter devant les yeux du conducteur.

Sur la finition la plus haute, la Scala dispose surtout d’un écran digital de 10,25 pouces derrière le volant, en plus de l’écran tactile au centre de la planche de bord.
Sur la finition la plus haute, la Scala dispose surtout d’un écran digital de 10,25 pouces derrière le volant, en plus de l’écran tactile au centre de la planche de bord. © Laurent Sanson - AutoMag

"LE" truc en plus: l’espace

Immédiatement à bord de la Scala, l’impression d’espace domine. Une impression renforcée par le toit panoramique en verre qui couvre pratiquement tout l’habitacle, et le rend très lumineux. La Scala est positionnée comme une vraie familiale, grâce à un empattement de 2,65 mètres. L’espace est bien exploité aux places arrière, avec trois vraies places (sur une banquette), et beaucoup d’espace aux jambes. Skoda se plait aussi à répéter que la Scala dispose du plus grand volume de coffre dans cette catégorie (467 litres). De quoi loger l’équivalent de 8 valises cabine.

Skoda a fait très attention au confort des passagers à l'arrière, avec des prises USB, beaucoup de lumière avec le toit panoramique, et trois vraies places.
Skoda a fait très attention au confort des passagers à l'arrière, avec des prises USB, beaucoup de lumière avec le toit panoramique, et trois vraies places. © Laurent Sanson - AutoMag

"LE" chiffre: 25.970

C’est en euros le prix de notre version à l’essai. Ce tarif peut cependant paraître bien élevé pour une Skoda. Depuis plusieurs années, le Groupe Volkswagen opère un repositionnement de ses marques généralistes, et donc des prix. A Seat, l’entrée de gamme à prix serré et le test de certaines technologies d’aides à la conduite, de connectivité. A Skoda, des prix plus élevés et un accent mis sur le confort. Volkswagen conserve les innovations technologiques les plus importantes, notamment côté moteur, aux portes du premium du côté des tarifs.

L’entrée de gamme de la Scala avec le moteur 1.0 TSI de 95 chevaux, en finition Access, démarre à 19.460 euros. C’est environ 2.000 euros de moins qu’une Peugeot 308 équivalente, 3500 euros de moins qu’une Golf. Skoda joue intelligemment la carte de la simplicité, avec 3 finitions et peu d’options. Selon la marque, les clients choisissent plutôt un équipement supérieur qu’une motorisation plus puissante, d’où ce travail sur des finitions riches en équipement.

Notre modèle à l'essai : Skoda Scala 'Style' avec une motorisation 1.0 TSI 116 chevaux 

Skoda espère 3600 Scala vendues en France chaque année.
Skoda espère 3600 Scala vendues en France chaque année. © BFM
Pauline Ducamp