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Essai – Nouvelle Série 5: Chérie, j’ai rétréci la Série 7!

Apparue pour la première fois en 1972, la Série 5 fait partie des best-sellers de BMW.

Apparue pour la première fois en 1972, la Série 5 fait partie des best-sellers de BMW. - BMW Group

Modèle mythique de BMW, la Série 5 se renouvelle en reprenant tout ce qui a fait un an plus tôt le succès de la Série 7, mais en mieux, avec des technologies plus récentes.

Vous ne la reconnaîtrez peut-être pas au premier coup d’oeil. Et pour cause. Avec cette 7ème génération de Série 5, BMW n’a pas vraiment révolutionné le genre de cette grande berline. Après tout, quand on tient à la recette qui plaît à sa clientèle de gros rouleurs, ceux qui écument près de 100.000 km de macadam chaque année, mieux vaut ne pas se planter. En important beaucoup de technologies de la Série 7, le laboratoire technologique du groupe, BMW invente la tradition moderne.

Pour la première fois, la Série 5 dispose de roues directrices.
Pour la première fois, la Série 5 dispose de roues directrices. © BMW

Mais pourquoi…la Série 5?

La berline à coffre a fait le succès de BMW depuis les années 60, et cette Série 5, apparue pour la 1ère fois en 1972, en est un des piliers. A la Série 3, l’accès au premium, à la Série 5, le modèle plus cossu, signe qu’on a réussi. Dans cette veine, ce millésime 2017 de près de 5 mètres de long (4,93m) a tout ce qu’il faut pour s’imposer à nos yeux… et à notre coeur d’amateurs de belles autos et de belles mécaniques.

Belle auto, la Série 5, car elle ressemble à une mini Série 7. Elle emprunte à la limousine sa plateforme, ses suspensions, son nouvel écran, ses sièges, ses aides à la conduite… Tout y est, en plus récent puisque la dernière mouture de Série 7 date de 2015. Belle mécanique également, puisque le modèle de notre essai, une 540i xDrive, embarque un bloc de 3 litres 6 cylindres et 340 chevaux s’il vous plaît! Et comme on trouvait ça un peu juste, il était en plus habillé d’une finition M Sport. En route!

Le pack M Sport de notre modèle d'essai, regroupant des éléments de carrosserie, de sellerie, des jantes 20 pouces, les suspensions pilotées ou encore le stationnement automatique (Park Assist) est facturé 7400 euros.
Le pack M Sport de notre modèle d'essai, regroupant des éléments de carrosserie, de sellerie, des jantes 20 pouces, les suspensions pilotées ou encore le stationnement automatique (Park Assist) est facturé 7400 euros. © BMW

Derrière le volant

Il n’y a pas que sous le capot que ce gros moteur s’impose. Mode sport enclenché, la routière propre sur elle affirme son caractère dynamique à la moindre sollicitation de la pédale de droite. Sur les routes très sinueuses de la région du Douro, au Portugal, nul besoin de rouler hors-la-loi pour apprécier la qualité du châssis de cette série 5. Et il faut dire que nous profitons en plus d’une transmission intégrale couplée à quatre roues directrices.

C’est tout simplement une première pour BMW (l'ActiveDrive 4 roues directrice reste une option à 1.900 euros) et un vrai régal à piloter. A vitesse moyenne, les roues arrière s’inclinent de quelques degrés, dans le même sens que les roues avant. L’engin est cloué au sol, on enroule les courbes et les épingles avec une précision et un feeling remarquables. A basse vitesse, les roues arrière s’inclinent dans le sens opposé des roues avant, pour faciliter les manoeuvres. Autant dire que c’est un véritable avantage dans les petites rues ou les parkings étroits! Une synthèse entre grande routière et voiture de sport, l’ADN de la Série 5 depuis les origines.

Après plusieurs dizaines de kilomètres de routes en lacets, place à l’autoroute. Les panneaux autoroutiers nous rappellent que nous ne sommes pas sur les autoroutes allemandes sans limitation de vitesse… il va falloir adopter une conduite pépère. S’il faisait un peu plus chaud, nous n'hésiterions d’ailleurs pas à activer la ventilation des sièges (ou le chauffage, dans le cas inverse), pour profiter encore plus de l’assise quasi parfaite de cette sellerie cuir nappa Exclusive Elfenbeinweiss.

A l'instar de la Série 7, la Série 5 offre un intérieur cossu, comme un salon sur quatre roues.
A l'instar de la Série 7, la Série 5 offre un intérieur cossu, comme un salon sur quatre roues. © BMW

"LE" truc en plus: la délégation de conduite

Le confort à bord est tel que nous aurions finalement pu traverser (au moins) 2 fois le Portugal sans ressentir la moindre fatigue. Cela tient aussi au fait que cette Série 5 pourrait bien vous pardonner certaines de vos erreurs de conduite. En effet, notre 540i -suréquipée comme nous le disions- reprend bien des technologies d’aide à la conduite de la Série 7.

Son truc en plus, c’est sa performance en délégation de conduite. Si on ne parle évidemment pas de conduite autonome, pour les besoins des tests, nous avons pu laisser la Série 5 conduire seule pendant près de 40 secondes. Le régulateur de vitesse actif gère les distances, freinages et accélération. Les caméras surveillent les marquages au sol et communiquent des trajectoires assez précises et souples à la direction. En cas de fatigue ou lors d’un manque d’attention, ce truc en plus pourrait tout simplement vous sauver la vie ou celle des autres usagers de la route.

"LE" chiffre: 28.585

Ce n’est pas le nombre de kilomètres que vous pourrez parcourir entre deux révisions, mais le prix en euros des options qui équipaient notre 540i xDrive. En effet, si le ticket d’entrée pour une série 5 berline est de 46.350 euros (pour le 520d 190 chevaux), le prix de la base de la 540i est de 63.950 euros, le tarif de notre finition M Sport intégrant le meilleur la technologie BMW (ou presque) est de 92.535 euros.

En vrac, le pack M Sport, regroupant des éléments de carrosserie, de sellerie, des jantes 20 pouces, les suspensions pilotées ou encore le stationnement automatique (Park Assist) est facturé 7.400 euros. Ajoutez-y également le pack Advanced Safety (les principales aides à la conduite) à 2.850 euros, le Pack Innovation (1.520 euros) incluant notamment la clé de contact avec un écran LCD (BMW Diplay Key), l’autoradio à commande gestuelle ou encore quelques dizaines d’options parmi lesquelles figures notamment des services connectés (Apple CarPlay, BMW Online Entertainement)...la liste est longue et si BMW reconnaît que peu de ses clients ne souscrira autant d’options, il est surtout question ici de nous les faire essayer. Et on peut vous dire qu’il y a peu de place pour les fioritures, qu’on soit un puriste automobiliste, un geek ou les deux, chacune de ces options apporte quelque chose.

Notre modèle d’essai : BMW 540i xDrive en finition M Sport

La Série 5 dispose de nouvelles motorisations essence, dont le six-cylindres  3 litres de 340 chevaux de notre modèle d'essai.
La Série 5 dispose de nouvelles motorisations essence, dont le six-cylindres 3 litres de 340 chevaux de notre modèle d'essai. © BMW
David Nogueira