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Nous avons testé Le Sport+, un vélo électrique français efficace et élégant

Le Vélo Mad est une marque française produite en Loire Atlantique. Nous avons testé en avant-première, Le Sport+. Pour un prix abordable, il allie robustesse, maniabilité et un design soigné.

Dans notre série tests de vélos français, c'est au tour du Sport+ (Plus) créé par Le Vélo Mad de passer entre nos mains. Ce modèle a été conçu avec les ingénieurs de la Manufacture française du Cycle (MFC) et assemblé dans ses usines de Loire-Atlantique.

Le modèle que nous avons testé est une présérie parfaitement finalisée. Il est actuellement en précommande et ne sera livré qu'en juin prochain. Il est proposé en deux tailles (50 et 54) et une couleur, noire mate ou brillante. On distingue à peine la batterie et le moteur, mais il s'agit bien d’un véritable vélo à assistance électrique (VAE).

Par sa géométrie, Le Sport+ a un air de "gravel bike", ces vélos de randonnée à l'aise sur routes, chemins et dans les rues des villes. Il est équipé de pneus WTB Horizon en 27,5 pouces, classique pour ce type de cycle. Sa selle et ses poignées en cuir avec des embouts chromés, des Brooks, lui ajoutent de l'élégance.

La selle et les poignées en cuir avec embouts chromés, des Brooks, lui ajoutent de l'élégance. Quant à sa batterie, on l'apperçoit à peine
La selle et les poignées en cuir avec embouts chromés, des Brooks, lui ajoutent de l'élégance. Quant à sa batterie, on l'apperçoit à peine © BFM Business

Cette nouvelle version du modèle Le Sport a été totalement repensée. La batterie a été intégrée dans le cadre mais elle est amovible (verrouillée avec une clé) pour la recharger où et quand on veut. Quant au moteur de 80 NM (conçu par MFC) il est désormais dans le pédalier au lieu de se trouver dans la roue arrière comme sur le précédent modèle.

80 km d'autonomie

Cette nouvelle architecture a permis d'améliorer les performances du vélo et son pilotage. Grâce à un nouveau capteur de couple, la batterie (460 Wh) pousse l'autonomie à 80 km contre 50 km auparavant. Elle peut même atteindre 100 km selon le poids du conducteur, sa manière de conduire et le relief de la route. Pour la recharger, il faut 2h30, mais en 1h30 seulement, elle récupère 80% de sa capacité.

Le moteur et le cadre qui accueille la batterie amovible ont été conçus en France par MFC
Le moteur et le cadre qui accueille la batterie amovible ont été conçus en France par MFC © BFM Business

Le moteur dans le pédalier améliore la maniabilité et adoucit la conduite en déplaçant le centre de gravité. De plus, il n'y a plus la brusque accélération au démarrage avec une poussée de la roue arrière. Le vélo réagit à la puissance de pédalage pour accélérer progressivement.

Plus on pédale fort, plus on va vite, et en pédalant légèrement le vélo ralenti sans même utiliser les freins. Plus rassurant pour les néophytes des VAE, mais efficace pour ceux qui cherchent à aller vite. En quelques tours de pédales, on atteint les 25 km/h réglementaires. Grâce à son cadre en aluminium, le poids du vélo joue aussi dans ces performances. Il ne pèse que 19,5 kg, batterie comprise.

Cinq modes et 10 vitesses

Pour freiner, les Sport+ est équipé de freins hydrauliques à disque Shimano "Flat Mount" plutôt efficaces. Même en les actionnant à fond, le vélo reste stable en dérapant à peine même sous la pluie. Mais mieux vaut éviter de piler sur les bandes de signalisation urbaines.

Le moteur est dans le pédalier et à l'arrière, une cassette 10 vitesses Shimano Tiagra
Le moteur est dans le pédalier et à l'arrière, une cassette 10 vitesses Shimano Tiagra © BFM Business

En jouant avec les 10 vitesses du dérailleur (Shimano Tiagra) et les 5 modes (un manuel et quatre avec assistance électrique), il n'y a presque plus aucun effort à fournir pour rouler quelle que soit la vitesse que l'on veut atteindre et les côtes à monter. On change de mode d'un coup de pouce sur le sélecteur et l'écran LCD, peut-être un peu petit, affiche la choix et l'autonomie. Rudimentaire, mais suffisant.

Pour l'équipement, il n'y a rien à prévoir en supplément. Il est livré avec des garde-boues, un solide porte-bagage, une béquille robuste et bien sûr, l'éclairage avant/arrière, des catadioptres fixés sur les rayons et une sonnette réglementaire. Rien à dire.

Un prix abordable

Tout est donc parfait? Évidemment non, tout étant perfectible. D'abord, sa ligne aurait été mieux dessinée avec un guidon course qu'un modèle droit. Un goût très personnel. Mais il permet de ne pas être trop couché vers l'avant. D'ailleurs, une version + de l'Urbain, avec un cadre semi-ouvert, devrait arriver au printemps 2022 pour ceux qui préfèrent une position droite.

D'autre part, les câbles sont trop apparents. Ce n'est pas grave, mais un peu gênant. Mais s’ils avaient été intégrés dans le cadre, le prix du vélo n'aurait pas été le même à cause du temps d'assemblage. Ce modèle coûte 2290 euros, contre 1790 pour la précédente génération. Un tarif très abordable pour un vélo plutôt haut de gamme conçu pour avaler des kilomètres et durer longtemps.

https://twitter.com/PascalSamama Pascal Samama Journaliste BFM Éco