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Crit’Air: seulement 61 conducteurs verbalisés depuis juillet, bientôt des contrôles automatiques? 

Une vignette Crit'Air 2, sur le pare-brise d'un véhicule.

Une vignette Crit'Air 2, sur le pare-brise d'un véhicule. - AFP

Depuis le 1er juillet, la vignette Crit’Air est obligatoire pour circuler dans Paris. Selon des chiffres de la Préfecture de Police, seuls 61 automobilistes ont écopé d’une amende pour non-port de la vignette ou non-respect de la réglementation.

Alors que plus de 40% des automobilistes franciliens ont acquis leur pastille Crit’Air depuis janvier, les infractions à ce dispositif restent très limitées. La Préfecture de Police de Paris a ainsi établi une soixantaine d’infractions entre le 1er juillet, date d’entrée en vigueur de l’obligation de circuler avec une pastille Crit’Air sur son pare-brise, et le 15 octobre.

61 PV dressés entre le 1er juillet et le 15 octobre

36 contraventions ont été adressées à des automobilistes qui circulaient "en violation des restrictions édictées dans une zone de circulation restreinte instituée pour lutter contre la pollution atmosphérique".

A Paris, du lundi au vendredi de 8 heures à 20 heures, les véhicules diesel immatriculés avant 2001 (sans pastille ou porteur d’une pastille Crit’Air grise numéro 5) et les véhicules essence immatriculées avant 1997 n’ont en effet pas le droit de circuler. 25 autres contraventions ont été dressées pour des véhicules qui ne portaient pas de vignettes. Selon l’article R.411-19-1 du Code de la Route, le montant de l’amende est de 68 euros (pour les voitures particulières et véhicules légers).

Vers une verbalisation automatisée?

Sur les 3,17 millions de vignettes commandées en Ile-de-France, 545.492 ont été commandées dans Paris. Si la municipalité n’a pas encore précisé la suite de son calendrier d’interdiction de circulation basé sur la vignette Crit’Air, elle réfléchit en revanche à un système de contrôle plus adapté.

"La Préfecture de Police réfléchit actuellement à un système de contrôle automatisé", précise la Préfecture sans donner plus de détails.

A Paris, la verbalisation ne dépend pas uniquement des forces de l’ordre, elle peut aussi être réalisés par des ASP. A partir du 1er janvier, 1.600 agents seront réaffectés à la verbalisation des infractions du quotidien.

Pauline Ducamp