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Coronavirus: ivre, il décide de rompre son confinement pour aller nettoyer son bateau en Bretagne

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Image d'illustration - Gendarmerie d'Eure-et-Loir - Facebook

Un automobiliste a été arrêté en état d'ivresse par les gendarmes en Eure-et-Loir alors qu'il projetait d'aller nettoyer son bateau en Bretagne. Un motif qui n'entre bien sûr pas dans le cadre des dérogations possibles au confinement en vigueur actuellement.

La consigne "restez chez vous" a du mal à passer chez certains Français. C'est le cas pour cet automobiliste, arrêté ce mercerdi par des gendarmes en Eure-et-Loir, plus d'une semaine après la mise en place du confinement et des sanctions pour les sorties n'entrant pas dans le cadre des dérogations possibles.

"Ce mercredi en fin d'après-midi, les gendarmes de la brigade de la Loupe ont interpellé un automobiliste sexagénaire qui se déplaçait hors de son domicile dans des conditions interdites compte tenu de la situation sanitaire du pays", indique un post publié sur le compte Facebook de la gendarmerie du département.

En état d'ivresse

Le conducteur aurait en effet affirmé vouloir "rejoindre la côte bretonne pour nettoyer son bateau", expliquent les gendarmes. Sans connaître sa destination finale, il lui restait donc au moins 230 kilomètres à parcourir afin de rejoindre la côte bretonne la plus proche de la Loupe, commune où il a été interpellé.

Avant d'avancer cette explication, le conducteur avait été dépisté en état d'ivresse 1,6 g/l d'alcool dans le sang, plus de trois fois le taux légal (0,5 g/l) et deux fois le taux délictuel (à,8 g/l). "Son Audi a été immédiatement mis en fourrière par les militaires qui ont également retiré son permis de conduire et une procédure judiciaire ouverte", précise la publication des gendarmes.

A partir de 0,8 g/l de sang, l'alcoolémie passe en effet de la contravention (retrait de 6 points, amende forfaitaire de 135 euros et suspension potentielle du permis jusqu'à 3 ans) au délit routier. Avec des sanctions plus lourdes à la clé, toujours le retrait de 6 points mais aussi la suspension, voire l’annulation, du permis de conduire, l'immobilisation du véhicule, jusqu'à 2 ans d’emprisonnement et 4.500 euros d’amende.

De quoi inciter à ne pas conduire sous l'emprise de l'alcool et, en cette période de lutte contre le coronavirus, à surtout rester bien confiné. 

Julien Bonnet