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Confinement: une baisse de 77% du trafic en France selon Coyote

Le périphérique parisien ce lundi 11 mai, dans sa partie sud, près de la porte d'Orléans.

Le périphérique parisien ce lundi 11 mai, dans sa partie sud, près de la porte d'Orléans. - Thomas SAMSON / AFP

Selon les données récoltées par Coyote auprès de sa communauté, le trafic a fortement diminué pendant le confinement, avec des déplacements limités au strict minimum.

Une vingtaine de kilomètres de bouchons en Ile-de-France le 11 mai, premier jour du déconfinement. Une douzaine de bouchons ce mardi à la même heure, contre près de 350 kilomètres en temps normal. L’apocalypse annoncé sur les routes n’a (pour l’instant) pas eu lieu en région parisienne, ni dans les autres grandes agglomérations. Comme pendant les huit semaines de confinement, le trafic est depuis le début de la semaine du déconfinement proche de celui d’un 15 août, période la plus creuse dans les grandes villes de France.

Une baisse de 77% du trafic en France

C’est ce qui ressort des chiffres publiés cette semaine par Coyote. Ce spécialiste des GPS s’est basé sur les données des membres de sa communauté d'utilisateurs pour mesurer l’impact du confinement sur les déplacements.

"Le grand enseignement est que nous avons enregistré une baisse de 77% du trafic par rapport à l’année dernière, nous explique Jérôme Arnac, directeur marketing et client de Coyote. Les Français ont pris leur responsabilité pendant cette période".

Le trafic sur les autoroutes a aussi très fortement diminué, avec une baisse de 83% ces deux derniers mois. Et ceux qui se sont déplacés ont clairement limité leur trajets au strict minimum.

"Les distances moyennes parcourues ont baissé de 45%, poursuit Jérôme Arnac. Les Français qui se déplaçaient ont clairement réduit au strict nécessaire: aller faire ses courses, aller sur son lieu de travail".

Les week-ends, les utilisateurs sont également restés chez eux: la baisse du trafic enregistrée était alors de 88%.

Paris, grande agglomération où les trajets ont le moins baissé

En regardant de plus près l'évolution sur les routes dans les grandes agglomérations, le trafic routier a encore plus chuté. Ainsi, à Lyon (Rhône), le trafic a baissé de 81% pendant le confinement. La limitation des trajets en voiture s’est encore plus fait sentir à Nice (Alpes-Maritimes) ou à Montpellier (Hérault), avec une chute de 85% du trafic.

En région parisienne, si le trafic s’est aussi considérablement réduit, il n’a chuté que de 72%, Paris représentant la première zone économique et un sixième de la population en France, "soit près de 20% de trafic en plus que dans les agglomérations les plus impactées", précise Coyote.

Une reprise très progressive il y a un mois

Atone le premier mois de confinement, le trafic a cependant repris à partir du 13 avril très doucement, à partir du discours du discours du Président de la République annonçant la date du 11 mai. "Après un mois de confinement, certaines entreprises ont repris progressivement leurs activités, comme par exemple l’industrie, la construction ou encore certains commerces qui se sont adaptés à la situation (ventes à emporter, drive, etc...)", observe dans le communiqué de Coyote Benoit Lambert, son directeur général.

Le début du déconfinement ce lundi n'a pas entraîné de pic (voir encadré ci-dessous), tout comme d'éventuels retours en région parisienne notamment des Franciliens partis passer le confinement loin de la capitale.

La ville de Marseille le 11 mai à 18 heures, avec très peu de ralentissements enregistrés.
La ville de Marseille le 11 mai à 18 heures, avec très peu de ralentissements enregistrés. © Here

Les premières remontées lundi 11 mai le laissaient présager, mais le déconfinement n’a pas entraîné de hausse conséquente du trafic sur les routes françaises, et surtout dans les grandes agglomérations. Selon des données collectées par Here, spécialiste des données GPS, le trafic dans les principales grandes villes de France s’est seulement légèrement congestionné en fin de journée lundi. Par exemple, à Bordeaux (Gironde) ou à Nice (Alpes-Maritimes), le taux de congestion était d’environ 11%. Le taux de congestion oscillait hier soir entre 12 et 13% à Paris et Toulouse (Lot-et-Garonne) à 18 heures.

Pauline Ducamp