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Comment sont calculés les embouteillages?

6.500 capteurs mesurent le trafic en Ile-de-France.

6.500 capteurs mesurent le trafic en Ile-de-France. - Fred Dufour - AFP

Du périphérique aux axes franciliens, les routes d'Ile-de-France sont quotidiennement embouteillées. Pour évaluer les bouchons et leur kilométrage, des milliers de capteurs répartis sur les routes.

Les bouchons font partie du quotidien des automobilistes franciliens. Les embouteillages sont d’ailleurs au cœur de la polémique autour de la fermeture des voies sur berge à Paris. Plusieurs études tendent à montrer que certains axes auraient subi des hausses de trafic depuis la piétonisation de la voie Georges Pompidou. Si ces différentes études divergent sur les chiffres, chaque jour, la Direction des routes d'Ile-de-France (Drif) qui dépend de la préfecture de région scrute la plupart des axes fanciliens.

En tout 6.500 des capteurs appelés "boucles électromagnétiques" sont répartis sur les voies rapides urbaines, les routes nationales à fort trafic et les routes départementales. Des capteurs qui sont connectés à des stations vers lesquelles remontent l'information.

"Ces capteurs font la différence entre la fréquence et le flux, explique Franck Duret présentateur info trafic sur BFM Paris. Les capteurs sur les routes vont détecter si le flux de voiture est différent ou si la vitesse ralentit. Si une file peut recevoir 4.000 voitures et qu'il y en a plus, ça sature. Les embouteillages, c'est comme une baignoire. Elle commence à déborder quand le flux d'eau est trop fort. Pour la route c'est la même chose."

Entre différents points de contrôle, les capteurs comptent le nombre de véhicules. Certains capteurs estiment aussi la vitesse et la longueur des véhicules (notamment pour connaître la circulation des poids-lourds). Des indicateurs qui permettent d'évaluer les ralentissements et qui sont en Ile-de-France retransmis sous forme de cartes sur le site Sytadin.

Des données participatives par les applications mobiles

Mais aujourd'hui, d'autres mesures alternatives existent. Pour ses bulletins quotidiens, Franck Duret utilise ainsi d'autres données comme celles des applications de navigation GPS. Ces systèmes se servent des informations de leurs propres utilisateurs pour détecter les axes engorgés et proposer d'autres itinéraires. 

"Le site Sytadin n'a pas des capteurs sur tous les axes. Les données des GPS et des GPS intégrés dans les voitures eux se servent en direct de la position des gens. Pareil pour des systèmes comme Tom Tom et Waze qui fonctionnent comme un réseau social, avec des informations qui arrivent en temps réel", précise Franck Duret. 

D'après une étude du fabricant de GPS TomTom, les Parisiens perdent en moyenne un peu plus de six jours par an coincés dans les embouteillages.

Carole Blanchard