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Carole Ghosn en appelle à Donald Trump pour faire libérer son mari

Carlos et Carole Ghosn

Carlos et Carole Ghosn - AFP

La femme de Carlos Ghosn revient en détails sur les conditions de l'arrestation de son mari, dans une tribune publiée par le Washington Post.

Une nouvelle tribune pour défendre son mari. Carole Ghosn, la femme de l'ex-patron de Renault, Nissan et Mitsubishi, prend la parole dans les colonnes du Washington Post, dans un texte titré "Mon mari, Carlos Ghosn, n'a rien à se reprocher" ("My husband, Carlos Ghosn, is innocent of it all", en VO).

Sous le choc

Carole Ghosn revient en détails sur l'arrestation surprise de son mari le 4 avril dernier, alors qu'il avait obtenu une libération sous caution un mois plus tôt. Avant de sortir de prison, le 6 mars, Carlos Ghosn était incarcéré depuis son interpellation sur le tarmac de l'aéroport de Tokyo, le 19 novembre 2018.

Concernant cette dernière interpellation, Carole Ghosn reste sous le choc, décrivant l'arrivée brutale de nombreux enquêteurs dans l'appartement alors que le couple était encore en pyjama. "Ils ont saisi mon téléphone portable, mon ordinateur, mon passeport, mon carnet et les lettres que je lui avais écrites (à Carlos Ghosn, ndlr) pendant ses 108 jours", détaille-t-elle. 

Pour elle, cette opération était une tentative "délibérée et inhumaine de nous humilier, d'envahir notre vie privée et de violer nos droits humains les plus basiques". La femme de Carlos Ghosn rappelle en particulier la scène de sa fouille au corps réalisée par une enquêtrice, restée présente dans la salle de bain lorsqu'elle se douchait.

Une machination

Carole Ghosn poursuit, expliquant qu'en tant que citoyenne américaine, elle avait été horrifiée de découvrir que les droits protégeant les individus aux Etats-Unis "n'existaient pas au Japon". D'après elle, son mari resterait victime d'une machination: les dirigeants de Nissan et le ministre de l'Economie japonais ne souhaitaient pas voir l'entreprise nippone fusionner avec Renault.

"Ce qui aurait dû se décider dans les conseils d'administration de Nissan a été transformée en une affaire criminelle", résume Carole Ghosn, avant d'ajouter: "Mon mari n'a rien à se reprocher. Son amour du Japon - où il a élevé ses 4 enfants - et de Nissan est bien connu", ajoute-t-elle.
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Carole Ghosn conclut sa tribune en appelant à l'intervention de Donald Trump. Le président américain recevra le Premier ministre japonais Shinzo Abe à la Maison Blanche le 26 avril prochain et elle lui demande de plaider pour une nouvelle libération de son mari sous caution afin de pouvoir préparer son procès, prévu pour la fin d'année.

Julien Bonnet