BFM Business

BMW prépare sa restructuration

Le siège de BMW à Munich en Allemagne.

Le siège de BMW à Munich en Allemagne. - CHRISTOF STACHE / AFP

Le constructeur allemand a reconnu ce vendredi qu’il s’apprête à réduire ses effectifs, principalement en Allemagne, sans préciser le nombre de postes concernés.

Le constructeur automobile allemand BMW a prévenu vendredi qu'il allait tailler dans ses effectifs, notamment via des départs en retraite anticipés, sur fond de crise liée au nouveau coronavirus.

"Après les mesures existantes de flexibilité", notamment le chômage partiel, "des mesures supplémentaires sont nécessaires" qui concerneront "principalement les sites allemands", indique le groupe dans un communiqué.

Vers un nombre d'employés "légèrement inférieur"

"La réduction prévue du nombre d'employés" se fera à travers la "fluctuation naturelle" et des départs à la retraite anticipés volontaires. Par ailleurs, des contrats de 40 heures passeront à 38 et certains employés pourront choisir de bénéficier de huit jours de congés supplémentaires en renonçant à une partie du salaire.

BMW avait déjà annoncé début mai vouloir renforcer son programme d'économies pour réagir à la détérioration économique, avec notamment une baisse des investissements et une réduction du nombre d'emplois. Mais le groupe n'avait alors évoqué que des "fluctuations naturelles" sans d'autres mesures supplémentaires.

Au total, "le nombre d'employés sera légèrement inférieur à la fin de l'année" par rapport aux 126.016 personnes fin 2019, précise BMW, un objectif inchangé par rapport à mai. "Nous allons trouver une solution dans le cadre d'un dialogue constructif avec les représentants du personnel", promet Ilka Horstmeier, directrice du personnel.

Déjà mal en point avant la pandémie

Le groupe s'attend, comme ses concurrents Volkswagen et Daimler, à une perte d'exploitation au deuxième trimestre en raison de la pandémie, qui a entraîné la fermeture de la plupart des points de vente pendant plusieurs semaines. Le bénéfice imposable devrait être cette année "nettement inférieur" à 2019.

Victime de la pandémie, le marché automobile européen s'est encore effondré de 52,3% en mai sur un an, moins lourdement qu'en avril toutefois. Sur les cinq premiers mois de l'année, la chute du marché européen provoquée par la fermeture des concessions automobiles au printemps atteint 41,5%.

Le secteur-phare de l'économie allemande était déjà mal en point avant la pandémie, confronté à un recul du marché mondial et engagé dans un coûteux virage vers la voiture électrique sous pression de strictes normes européennes d'émissions de CO2 menaçant les constructeurs de lourdes amendes.

N.G. avec AFP