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Accident mortel de cyclistes: un pic a été atteint en février

Le mois dernier, 18 cyclistes ont trouvé la mort sur les routes françaises, un chiffre au plus haut depuis 10 ans pour un mois de février.

Les cyclistes ont été particulièrement touchés par la hausse de la mortalité routière en février. Si le nombre de tués a au global augmenté de 17,1%, la mortalité des cyclistes a bondi de 25%. Ils sont 18 à avoir perdu la vie le mois dernier sur les routes de France, un triste record depuis 10 ans pour un mois de février.

En cause notamment, la météo presque printanière.

"Les 10 derniers jours du mois de février ont été des jours très ensoleillés, qui ressemblaient à un printemps, nous explique Anne Lavaud, déléguée générale de l’association Prévention Routière. Dès que la météo est favorable, on voit la population sortir davantage les vélos, les motos. Et donc on a une exposition aux risques plus importante".

Sur les cinq dernières années, la sécurité routière enregistre un nombre croissant de tués à vélo. Ainsi, en février 2015, sur les douze derniers mois, 159 victimes à vélo étaient dénombrées. En février 2019, toujours sur les douze derniers mois, ce sont 184 cyclistes qui ont été tués. L’augmentation du nombre de cyclistes peut aussi expliquer ces chiffres.

Une demande d'infrastructures

La fédération française des usagers de la bicyclette (FUB) donne elle des détails sur les conditions d’accidents les plus souvent rencontrés par les cyclistes.

"Dans 70 % des cas, le cycliste chute seul: après une tentative d’évitement d’un usager (piéton 3%, ouverture de portière 2,9%) ou d’un obstacle (trottoir, poteau, véhicule en stationnement, ...), après collision contre un obstacle, à la suite d’une glissade sur voie mouillée, de nuit par mauvais temps et mauvaise visibilité, ou encore par déséquilibre (chargement, bandoulière de sac, ...), explique sur son site la FUB. Seulement 30% des accidents impliquent un autre usager de la route".

Les associations demandent donc des aménagements des infrastructures pour protéger les cyclistes. "La solution, c’est de suivre les modèles qui marchent, comme les Pays-Bas ou le Danemark, qui ont construit des infrastructures et adapter leurs villes pour l’usage du vélo, mais aussi leur campagne, nous confie Simon Labouret, porte-parole de l’association Paris en Selle. Il faut aussi ralentir la vitesse des véhicules motorisés, avec de vraies zones 30, et pas simplement des panneaux".

Pauline Ducamp