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800 automobilistes flashés à tort en Alsace: comment contester?

800 automobilistes ont été flashés entre le 16 août, 15h55 et le 17 août, 11 heures, car un radar n'a pas été recalibré à la bonne limitation de vitesse à la fin d'un chantier.

800 automobilistes ont été flashés entre le 16 août, 15h55 et le 17 août, 11 heures, car un radar n'a pas été recalibré à la bonne limitation de vitesse à la fin d'un chantier. - Pierre Andrieu - AFP

Un radar de chantier n’a pas été bien recalibré à la fin des travaux sur une voie rapide dans le Haut-Rhin. Entre le 16 et le 17 août, 800 automobilistes ont été flashés à tort. Quels sont leurs recours?

Après le Renault Kangoo flashé à 229km/h en juin, c’est un nouveau bug de radar qui a touché à la mi-août 800 automobilistes dans le Haut-Rhin, à la fin d’un chantier. Les usagers concernés ont été flashés sur la voie rapide reliant Colmar à Strasbourg entre le 16 août à 15h55 et le 17 août à 11h, par un radar provisoirement réglé à 70 km/h, soit la vitesse maximale pendant la rénovation de la voie rapide.

A la fin des travaux, la signalisation temporaire a été démontée. Mais la vitesse maximale autorisée n’a pas été recalibrée sur le radar… bloqué à 70km/h, au lieu de 110. Un porte-parole de la préfecture du Haut-Rhin a déclaré à l’AFP que les amendes des 800 automobilistes seront annulées et qu’un courrier leur sera adressé dans les prochains jours "en ce sens par l'Agence nationale de traitement automatisé des infractions" (ANTAI).

Comment contester?

L’Automobile Club a cependant été joint par plusieurs automobilistes flashés à tort, qui ont reçu ces derniers jours leur avis de contravention et donc leur amende. L’association rappelle la procédure pour contester l'infraction litigieuse.

> Tout d’abord, il faut vérifier l’heure et la date de l'infraction sur l'avis de contravention, pour être sûrs d'être concernés par ce bug.

> Si c’est le cas, il faut ensuite suivre la procédure de contestation indiquée sur l’avis de contravention, soit en contestant par courrier recommandé avec accusé de réception ou en ligne sur le site de l’ANTAI.

> "Il ne faut surtout pas payer l’amende, mais verser la consignation, soit 135 euros, le même montant que l’amende forfaitaire, pour rendre recevable la contestation", précise une porte-parole de l’Automobile Club. Cette somme sera remboursée à l’automobiliste, s’il obtient gain de cause.

Les automobilistes ont 45 jours à partir de la date d’émission de l’avis de contravention pour contester. Attention, si l’excès de vitesse dépasse les 110km/h, la contravention sera requalifiée selon cette dernière infraction.

P. Ducamp avec AFP