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Normandie: pour comprendre les morts brutales de hérissons, une association lance un appel aux dons

Un hérisson sur un chemin près de Hannovre-Wülfrode, dans le centre d'Allemagne, le 12 août 2012. (Photo d'illustration)

Un hérisson sur un chemin près de Hannovre-Wülfrode, dans le centre d'Allemagne, le 12 août 2012. (Photo d'illustration) - Julian Stratenschulte - dpa - AFP

Hémorragies internes, nodules, problèmes sur les organes... Un centre de sauvegarde des animaux veut lancer des analyses biologiques afin d'élucider les morts inexpliquées de centaines de hérissons en 2018.

Le problème est "quotidien" et dure "depuis plusieurs années". L'association Chêne, un centre d'hébergement d'animaux et d'études sur la nature de Seine-Maritime, lance un cri d'alarme: en 2018, quelque 300 hérissons sont morts dans des conditions inexpliquées. En quelques jours, parfois moins de 48h, les petits mammifères recueillis succombent, relate France Bleu Normandie

"Quand on ouvre les hérissons après leur mort pour établir un diagnostic, on constate des problèmes sur les organes. Poumons, intestins, foies, c'est souvent différent. On pense donc que le système immunitaire est touché. Mais on n'en est pas certains", explique Alain Beaufils, le responsable de l'association, à la radio locale

"Chaque année, nous en récupérons de plus en plus. Et pour la plupart, ils meurent de manière foudroyante, quelques jours après être arrivés au Chêne, alors qu’ils n’ont aucun choc sur le corps. C’est très inquiétant", précise-t-il au site 76 Actu. Il évoque aussi la présence de nodules chez certains hérissons. 

Le problème ne toucherait pas que la Normandie. Alain Beaufils décrit au micro de France Bleu un phénomène "plus ou moins fort en fonction des régions", qui affecte aussi certains centres belges. 

Des analyses coûteuses 

Constatant une "multitude de symptômes différents" chez leurs petits pensionnaires et alarmés devant "une incompréhension vécue au quotidien", l'association a décidé de lancer des analyses biologiques. Celles-ci sont coûteuses: dans les colonnes de 76 Actu, Alain Beaufils les évalue "entre 2000 et 6000 euros". 

Ce "protocole de recherche scientifique, biologique et exhaustif" mené "en partenariat avec les services vétérinaires" sera budgété de manière détaillée dans le futur, assure l'association.

Toutefois, celle-ci est déjà consciente des coûts importants qu'une telle démarche nécessite et a lancé une collecte de dons. La structure précise également qu'elle va tenter de se rapprocher des institutions, "afin de valoriser (le) projet et obtenir des subventions". 

Liv Audigane