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"L'étreinte" entre une tigresse de Sibérie et un sapin sacrée photo animalière de l'année

Les tigres de Sibérie sont des félins qui ont été longtemps victimes de braconnage.

Les tigres de Sibérie sont des félins qui ont été longtemps victimes de braconnage. - Natural History Museum - Twitter

Le photographe russe Sergey Gorshkov a été sacré meilleur photographe animalier de l’année lors de la 56e édition du concours de photographie du Muséum d'histoire naturelle de Londres, grâce à son cliché d'une tigresse de Sibérie enlassant un sapin.

Onze mois. C'est le temps passé par le photographe russe Sergey Gorshkov pour capturer "L'étreinte", le cliché d'une tigresse de l'Amour enlassant un sapin dans une forêt reculée de Sibérie. Un instant rare qui lui a permis de remporter le Prix du meilleur photographe animalier de l’année, a annoncé le Muséum d'histoire naturelle de Londres qui organisait mardi la 56e édition de son concours de photographie.

"C'est une scène comme aucune autre, un aperçu unique d'un moment intime au coeur d'une forêt magique. Les rayons de soleil d'hiver mettent en valeur le sapin ancien et le manteau de l'énorme tigresse, alors qu'elle agrippe le tronc dans une extase évidente et inhale l'odeur du tigre sur la résine, laissant sa propre marque comme un message", s'est enthousiasmée Roz Kidman Cox, la présidente du jury, dans un communiqué.

La photographie, qui a été choisie parmi plus de 49.000 clichés, a été immortalisée à l'aide de caméras cachées, a révélé le Guardian.

Plus que 550 spécimens

Le tigre de Sibérie, également appelé tigre de l'Amour, est une sous-espèce du tigre qui se trouve à l'est de la Russie, au nord-est de la Chine et potentiellement en Corée du Nord, peut-on dans le communiqué du Muséum d'histoire naturelle de Londres.

Ce félin a été "chassé presque jusqu'à l'extinction le siècle passé" et sa population "est toujours menacée par le braconnage et l'exploitation forestière", a expliqué le docteur Tim Littlewood, directeur exécutif des Sciences du musée. "Cette vision remarquable de cette tigresse dans son environnement naturel nous donne de l'espoir", a-t-il ajouté.

S'il ne restait plus, il y a plusieurs années, qu'une vingtaine de spécimens en raison du braconnage, il y en aurait aujourd'hui près de 550 grâce à des efforts de conservation.

Sergey Gorshkov a exprimé sa joie, sur Facebook, de recevoir le prix pour son cliché, qui sera visible jusqu'au 6 juin 2021 au Muséum d'histoire naturelle de Londres.

Clément Boutin Journaliste BFMTV