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Bruxelles veut interdire plusieurs races de chats pour des risques de comportement et de santé

Un Scottish Fold, aux oreilles repliées, le 18 novembre 2017 à Moscou, en Russie. (Photo d'illustration)

Un Scottish Fold, aux oreilles repliées, le 18 novembre 2017 à Moscou, en Russie. (Photo d'illustration) - Mladen Antonov - AFP

La Secrétaire d'Etat au Bien-être animal de la région de Bruxelles veut interdire les chats hybrides et les Fold, qui présentent selon elle des problèmes de comportement pour les premiers et de santé pour les seconds.

Le gouvernement bruxellois a approuvé en première lecture l'avant-projet d'une loi visant à interdire plusieurs races de chats sur son territoire, rapporte le quotidien La Dernière Heure. Sont visés les chats hybrides, dont les représentants les plus courants sont les Bengal et les Savannah, et les Fold, aux oreilles repliées.

La secrétaire d'Etat au Bien-être animal veut interdire les premiers en raison de problèmes comportementaux, précise La Dernière Heure: "Les premières générations de races hybrides n'ont pas un comportement adapté à la vie en captivité, ce qui peut générer des soucis importants. D'autre part, ils présentent le problème de manque de fertilité et leur période de gestation n’est pas la même que celle des chats domestiques. Lors d’accouplements, le risque d’agression est très élevé", avance-t-elle. Cela ne concerne pas les Bengal à partir de la 5e génération, précise Le Soir.

Une autorisation nécessaire pour les chats hybrides

Une fois la loi interdisant leur élevage et leur commercialisation entrée en vigueur, les propriétaires de ces chats devront obtenir une autorisation de l'administration pour les garder. La secrétaire d'Etat a toutefois assuré que "l'avis rendu n'obligera pratiquement jamais les propriétaires à euthanasier leur chat, sauf en cas extrême".

Les chats Fold sont eux visés en raison d'une mutation génétique créant des anomalies au niveau du cartilage des oreilles et sur le reste du squelette, provoquant "des douleurs importantes et de l'arthrite chronique". Afin d'arriver à "une extinction progressive", explique la secrétaire d'Etat dans un communiqué, "l'élevage, la commercialisation et la détention" de ces chats sera interdite. Les personnes en possédant pourront les garder à condition qu'ils soient stérilisés.

Liv Audigane