Santé

Coronavirus: le comptage des nouveaux cas perturbé par un embouteillage informatique

Le
i
Jérôme Salomon lors d'une conférence de presse au ministère de la Santé, le 17 juillet 2019 à Paris - JACQUES DEMARTHON © 2019 AFP
"Il n'y a aucun test perdu (...) nous sommes en train de les recevoir", a rassuré Yann Le Strat, directeur du traitement et de l'analyse des données à l'agence sanitaire.
Publicité

L'analyse de l'évolution du coronavirus se complique. Les nouvelles données sont en effet incomplètes et sous-estimées depuis plusieurs jours en raison d'un incident "informatique", a communiqué vendredi Santé publique France.

Cette avarie est liée lié à l'"énorme" volume de tests réalisés en ce moment. "Il y a eu un bouchon" au niveau de l'AP-HP, dont les serveurs centralisent les données envoyées par tous les laboratoires de France avant de les rediriger vers Santé publique France, "et donc nous n'avons pas reçu tous les tests transmis par l'AP-HP", a expliqué un responsable de l'agence sanitaire au cours d'un point presse en ligne.

Publicité
"Il n'y a aucun test perdu (...) nous sommes en train de les recevoir", a assuré Yann Le Strat, directeur du traitement et de l'analyse des données à l'agence sanitaire.

Pas de tests perdus

L'incident est identifié depuis le 18 octobre, il "implique une sous-estimation des indicateurs basés sur les données des tests biologiques" que fournit l'agence sanitaire tous les jours (nombre de cas confirmés, taux d'incidence, etc.), a indiqué l'épidémiologiste Christine Campese.

Par conséquent, il n'est pas possible d'interpréter les chiffres du dernier bulletin épidémiologique hebdomadaire pour dire si le couvre-feu imposé dans plusieurs grandes métropoles le 17 octobre, puis le confinement commencent à se traduire par un ralentissement des nouvelles contaminations.

L'agence fait pour l'instant état de 326.205 nouvelles contaminations la semaine dernière, en hausse de 20%, alors que la semaine précédente la croissance était de 54%, mais les chiffres seront révisés à la hausse dans les prochains jours.

Des chiffres malgré tout en augmentation

Pour évaluer la vitesse de propagation de l'épidémie (taux de reproduction), Santé publique France s'est donc appuyée sur les passages aux urgences pour suspicion de Covid-19 et sur les hospitalisations de patients positifs au nouveau coronavirus.

Ces taux sont estimés à environ 1,3 pour la semaine dernière, soit un peu mieux que la semaine précédente (1,4) mais toujours largement au-dessus de 1, ce qui signifie que l'épidémie se développe.

Les nouvelles hospitalisations et les admissions en réanimation sont toujours en nette hausse (+43%), tout comme le nombre de décès (+45% à 2.242).

"Si la dynamique se poursuit" à ce rythme, "le nombre de nouvelles hospitalisations aura doublé dans 17 jours", tout comme le nombre d'admissions en réanimation, a souligné Christine Campese.

Santé publique France a par ailleurs indiqué que les nouveaux tests rapides antigéniques devraient être comptabilisés dans la base de données Sidep à partir du 15 novembre. Ils sont autorisés pour des dépistages ciblés (Ehpad, universités, etc.) ainsi que pour le diagnostic de patients symptomatiques sans facteur de risque (moins de 65 ans, pas de maladie chronique, etc.)

https://twitter.com/Hugo_Septier Hugo Septier avec AFP Journaliste BFMTV

Top Articles