Espagne

Colère en Espagne après qu'une femme a été diagnostiquée comme souffrant d'"homosexualité" à l'hôpital

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Des participants à la Pride de Madrid en juillet 2019. - Gabriel Bouys
Au cours d'une consultation chez un gynécologue de l'hôpital de Reina Sofía à Murcie, une jeune femme a reçu une note médicale indiquant que son homosexualité était qualifiée comme étant une maladie.
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Une famille et un collectif LGBT ont demandé des explications et des excuses après qu'une femme lesbienne espagnole a été diagnostiquée comme souffrant d'"homosexualité" lors d'une consultation chez un gynécologue pour des troubles, rapporte le Guardian.

Les faits remontent à ce lundi. La jeune femme se rend à un rendez-vous médical à l'hôpital de Reina Sofía à Murcie, une ville du sud-est de l'Espagne. Après examen, elle reçoit une note indiquant la mention suivante: "maladie actuelle: homosexualité".

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Une plainte déposée auprès des autorités sanitaires

La mère de la jeune femme, qui s'est confiée au média en ligne espagnol elDiario.es, raconte que le gynécologue a demandé à sa fille s'il pouvait inclure son orientation sexuelle dans son rapport médical et que cette dernière - bien que surprise par la demande - avait accepté.

"J'ai d'abord trouvé cela amusant, mais ça ne l'est pas", a déclaré la patiente.

La jeune femme et sa mère ont porté l'affaire à l'attention du collectif LGBT local Galctyco, qui a déposé une plainte officielle auprès du gouvernement régional de Murcie, du ministère régional de la Santé et du service régional de santé.

"L'Organisation mondiale de la santé a retiré l'homosexualité de la liste des maladies mentales en 1990, et pourtant, 31 ans plus tard, certains professionnels des services de santé de Murcie considèrent l'orientation sexuelle comme une maladie", a déclaré Galactyco dans un communiqué.

L'hôpital reconnaît une erreur et va présenter ses excuses

Le collectif a déclaré qu'il cherchait des explications et des excuses, ajoutant que les autorités régionales avaient ignoré les droits légaux de la patiente. Il a également déclaré que l'affaire était loin d'être un incident isolé.

"Notre association a reçu d'innombrables rapports de traitements dégradants en raison de l'orientation sexuelle ou de genre", indique le communiqué, "nous trouvons alarmant, inacceptable et intolérable qu'il y ait aujourd'hui des professionnels qui soient responsables de notre santé, mais qui ignorent les réalités des personnes LGBTI".

Un porte-parole du service régional de santé a indiqué à elDiaro.es que "toutes les mesures nécessaires seraient prises pour établir correctement les faits et procéder en conséquence". Ce dernier a toutefois reconnu que les premières investigations menées ont suggéré qu'une erreur semblait avoir été commise "lorsque les détails du patient ont été recueillis". Dans tous les cas, le porte-parole a ajouté que l'hôpital présenterait des excuses à la patiente.

Hugues Garnier Journaliste BFMTV

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