Environnement

"Le genre de vue qui fait mal au cœur": Thomas Pesquet immortalise les feux en Turquie depuis l'espace

Le
i
L'astronaute français a publié des clichés représentant les nuages de fumée provoqué par des feux de forêt dans le sud de la Turquie. - Capture d'écran - Instagram
L'astronaute français s"inquiète des phénomènes météorologiques "effrayants" qu'il observe depuis la Station spatiale internationale.
Publicité

Des feux visibles depuis l'espace. Thomas Pesquet, toujours logé à 400km au-dessus de la Terre dans la Station spatiale internationale, a publié sur son compte Instagram des images peu reluisantes de la planète bleue.

Capturant depuis le début de son deuxième séjour des photos depuis le hublot Cupola, l'astronaute français a partagé des clichés des incendies qui ont ravagé la Turquie au début de ce mois d'août.

Publicité
"Même si on est loin depuis la Station, les phénomènes météo extrêmes sont effrayants", écrit l'astronaute sur son compte Instagram avec notamment pour illustration les feux de forêt en qui sévissent actuellement en Turquie "avec la fumée qui porte loin jusqu’à la Méditerranée."

"Leur fréquence accrue et leur ampleur sont dues au réchauffement climatique"

La Turquie est actuellement touchée par un nouvel incendie qui s'est déclaré mercredi après-midi près d'une centrale thermique dans le sud du pays. Les pompiers étaient parvenus à maîtriser plusieurs autres feux menaçant l'infrastructure qui a cette fois-ci dû être évacuée à cause du nouveau feu. L'astronaute partage également dans ce même post des clichés de l'ouragan Elsa qui a notamment touché les Caraïbes au mois de juillet.

"On sait que leur fréquence accrue et leur ampleur sont dues au réchauffement climatique et que des gens sont menacés au moment même où on les observe depuis l’orbite de la Terre", poursuit Thomas Pesquet.

L'astronaute, dont la mission doit s'achever en novembre prochain, rappelle enfin l'objectif de développement durable n°13 de l'ONU qu'est celui de "prendre *d’urgence* des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions".

"Moi qui suis plutôt rationnel ça me paraît plutôt une bonne idée d’écouter les experts dont c’est le travail au quotidien", conclut enfin Thomas Pesquet.
Hugues Garnier avec AFP Journaliste BFMTV

Top Articles