Economie

Pourquoi le prix des masques pourrait être divisé par deux à la rentrée

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Masque - JOEL SAGET
Moins pressées par le temps, les entreprises commandent des masques livrées par bateau, permettant de faire chuter le prix à l'unité.
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Début mai, le gouvernement avait été forcé d'encadrer les prix des masques chirurgicaux à 95 centimes, face à l'explosion des tarifs pratiqués. Trois mois plus tard, on constate déjà une diminution des prix. Une tendance qui devrait se poursuivre à la rentrée, avec des prix pratiquement divisés par deux.

Première raison à cette baisse de prix: les entreprises ont adapté leur logistique. Avec des stocks de masques déjà conséquents, elles peuvent se permettre de passer des commandes acheminées par bateau. Un mode de transport beaucoup moins coûteux que l'avion mais aussi bien plus lent. En bateau, les délais de livraison peuvent s'élever à plusieurs semaines pour de la marchandise importée de Chine.

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La mise en place d'une filière française de fabrication de masques permet aussi de divesifier les sources d'approvisionnement. D'autant que, "quand on achète français, l'avantage c'est que le prix est réduit des coûts de transport", explique Emmanuel Nizard, fondateur de Le Masque Français, à BFMTV. Son entreprise propose ainsi des masques chirurgicaux à 55 centimes l'unité, soit 40 centimes d'euros de moins que le prix fixé par le gouvernement.

Attention aux masques à bas coût sur internet

La chute des prix s'observe aussi sur internet, où ils avaient pourtant flambé au début de la crise sanitaire. Désormais, une boîte de 50 masques chirurgicaux se vend une vingtaine d'euros, pour un prix à l'unité deux fois moins cher que celui fixé par le gouvernement.

Mais attention, l'acheteur n'a aucune garantie sur l'efficacité du masque. Les annonces sur internet ne mettent généralement en avant aucune marque ou norme. Mieux vaut donc se tourner vers des équipements qui portent des certifications de conformité aux normes européennes.

Une boîte de 50 masques vendus 24,90 euros, soit 50 centimes d'euros l'unité - Amazon

Cette baisse de prix ne reste tout de fois pas suffisante pour l'UFC-Que Choisir.

"Pour un produit qui est d'enjeu sanitaire général, pour lequel le consommateur est captif, il est anormal que sur ce bien, les distributeurs margent", affirment Alain Bazot, président de l'UFC-Que Choisir.
https://twitter.com/Pauline_Dum Pauline Dumonteil Journaliste BFM Tech