Indignations sélectives par MHH (75011) le 23 novembre 2009 à 10h29
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Je réagis aux propos de P. Moscovici concernant E. Besson ("...il fait une sale politique, il le fait salement..."), sans me mêler des affects entre l'un et les autres. Je précise d'abord que j'ai beaucoup apprécié les critiques de P. Moscovici à l'encontre du président et de ses dérives monarchiques et autoritaires, notamment en 2008. Je soutiens toutefois l'action d'E. Besson vis à vis de l'immigration pour deux raisons très générales. Etant sans emploi et suivant parfois des formations de haut niveau, j 'ai pu mesurer combien les jeunes extra-européens étaient parfois privilégiés dans les recrutements sans avoir de compétences distinctives, aussi curieux que cela puisse paraître. Mais il ne s'agit à cet égard que de saluer la prudence du ministre vis à vis de l'immigration de travail en raison de la crise en cours, soit un minimum. Sur l'immigration en général, j'ai été amené à étudier avec une certaine rigueur les statistiques disponibles et à analyser les enjeux et effets. J'approuve en particulier qu'E. Besson déclare que la France n'a pas besoin d'immigrés en relation avec les tendances démographiques, même s'il précise "quantitativement". Les besoins qualitatifs sont aussi très limités. J'approuve aussi sa critique de l'idéologie portée par la gauche sur ce sujet. Mais ce n'est pas le lieu d'engager la controverse sur le fond. Connaissant toutefois bien les discours de gens de gauche pour les avoir beaucoup fréquentés, je me permets d'appliquer aussi à P. Moscovici l'accusation de démagogie vis à vis de cet électorat potentiel, la démagogie consistant en l'occurrence à ne pas éclairer honnêtement les gens et à entretenir un climat émotionnel (comme il le dit à propos de M. Aubry: "..elle adapte son propos à son public..."), même si lui-même éprouve une forte empathie vis à vis des immigrés.
Mais je n'aurais pas posté ce message si cela ne recouvrait pas un problème personnel. Depuis 2 ans, je suis victime de harcèlement nocturne (bruits divers faits exprès pour me réveiller) de la part d'un voisin habitant juste au-dessus et de son ami. Au moins l'un d'entre eux est salarié de l'UMP. De nombreuses démarches m'ont conduit à la certitude qu'un concours de circonstances très malheureuses a ensuite été exploité sans vergogne et que ces sbires ont rapidement obéi à des injonctions venus de très haut. Il suffirait en effet d'un mot du secrétaire général de l'UMP ou de celui qui dirige effectivement le parti pour que cette torture prenne fin. Je paie probablement des actions de lobbying depuis plusieurs années qui ont déplu à l'ancien ministre de l'intérieur. Or, plusieurs voisins de gauche, dont je pensais être assez proche de certains malgré nos divergences idéologiques sur l'immigration, ont d'emblée revendiqué la neutralité dans cette affaire alors qu'ils n'avaient antérieurement aucun rapport avec mes tortionnaires. Certains sont "pourtant" engagés dans des mouvements de défense des immigrés. J'observe donc la confirmation d'un phénomène: aujourd'hui la compassion ne s'exerce plus que vis à vis de figures mythifiées, le plus souvent assimilables à des minorités sociales. On se mobilise contre des expulsions collectives légales mais on ferme les yeux sur un cas individuel de torture. De tels actes sont pourtant contraires aux droits de l'homme, ce qui n'est pas le cas des expulsions d'immigrés illégaux. Qu'un pouvoir politique utilise la violence à l'encontre de citoyens (peu importe leur nombre) dans le but principal d'empêcher leur liberté d'expression est une définition du fascisme. Plutôt que d'entretenir les pulsions émotionnelles du peuple de gauche, ce qui peut conforter sa tolérance vis à vis des tourments subis par ses opposants idéologiques sur ses point de fixation, je préférerais donc que P. Moscovici continue à traquer les cas d'atteinte à la liberté d'expression et aux droits de l'homme, fussent-ils isolés et très discrets...avec un bénéfice politique nul pour lui en l'occurrence, car je n'attends qu'une chose: qu'il soit mis fin à ma torture.
Indignations sélectives par MHH (75011) le 23 novembre 2009 à 10h29
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Je réagis aux propos de P. Moscovici concernant E. Besson ("...il fait une sale politique, il le fait salement..."), sans me mêler des affects entre l'un et les autres. Je précise d'abord que j'ai beaucoup apprécié les critiques de P. Moscovici à l'encontre du président et de ses dérives monarchiques et autoritaires, notamment en 2008. Je soutiens toutefois l'action d'E. Besson vis à vis de l'immigration pour deux raisons très générales. Etant sans emploi et suivant parfois des formations de haut niveau, j 'ai pu mesurer combien les jeunes extra-européens étaient parfois privilégiés dans les recrutements sans avoir de compétences distinctives, aussi curieux que cela puisse paraître. Mais il ne s'agit à cet égard que de saluer la prudence du ministre vis à vis de l'immigration de travail en raison de la crise en cours, soit un minimum. Sur l'immigration en général, j'ai été amené à étudier avec une certaine rigueur les statistiques disponibles et à analyser les enjeux et effets. J'approuve en particulier qu'E. Besson déclare que la France n'a pas besoin d'immigrés en relation avec les tendances démographiques, même s'il précise "quantitativement". Les besoins qualitatifs sont aussi très limités. J'approuve aussi sa critique de l'idéologie portée par la gauche sur ce sujet. Mais ce n'est pas le lieu d'engager la controverse sur le fond. Connaissant toutefois bien les discours de gens de gauche pour les avoir beaucoup fréquentés, je me permets d'appliquer aussi à P. Moscovici l'accusation de démagogie vis à vis de cet électorat potentiel, la démagogie consistant en l'occurrence à ne pas éclairer honnêtement les gens et à entretenir un climat émotionnel (comme il le dit à propos de M. Aubry: "..elle adapte son propos à son public..."), même si lui-même éprouve une forte empathie vis à vis des immigrés.
Mais je n'aurais pas posté ce message si cela ne recouvrait pas un problème personnel. Depuis 2 ans, je suis victime de harcèlement nocturne (bruits divers faits exprès pour me réveiller) de la part d'un voisin habitant juste au-dessus et de son ami. Au moins l'un d'entre eux est salarié de l'UMP. De nombreuses démarches m'ont conduit à la certitude qu'un concours de circonstances très malheureuses a ensuite été exploité sans vergogne et que ces sbires ont rapidement obéi à des injonctions venus de très haut. Il suffirait en effet d'un mot du secrétaire général de l'UMP ou de celui qui dirige effectivement le parti pour que cette torture prenne fin. Je paie probablement des actions de lobbying depuis plusieurs années qui ont déplu à l'ancien ministre de l'intérieur. Or, plusieurs voisins de gauche, dont je pensais être assez proche de certains malgré nos divergences idéologiques sur l'immigration, ont d'emblée revendiqué la neutralité dans cette affaire alors qu'ils n'avaient antérieurement aucun rapport avec mes tortionnaires. Certains sont "pourtant" engagés dans des mouvements de défense des immigrés. J'observe donc la confirmation d'un phénomène: aujourd'hui la compassion ne s'exerce plus que vis à vis de figures mythifiées, le plus souvent assimilables à des minorités sociales. On se mobilise contre des expulsions collectives légales mais on ferme les yeux sur un cas individuel de torture. De tels actes sont pourtant contraires aux droits de l'homme, ce qui n'est pas le cas des expulsions d'immigrés illégaux. Qu'un pouvoir politique utilise la violence à l'encontre de citoyens (peu importe leur nombre) dans le but principal d'empêcher leur liberté d'expression est une définition du fascisme. Plutôt que d'entretenir les pulsions émotionnelles du peuple de gauche, ce qui peut conforter sa tolérance vis à vis des tourments subis par ses opposants idéologiques sur ses point de fixation, je préférerais donc que P. Moscovici continue à traquer les cas d'atteinte à la liberté d'expression et aux droits de l'homme, fussent-ils isolés et très discrets...avec un bénéfice politique nul pour lui en l'occurrence, car je n'attends qu'une chose: qu'il soit mis fin à ma torture.