Travers : « Encore un écart avec Toulon »

Après sa courte victoire face au promu briviste (19-14), le Racing-Métro se déplace à Toulon ce vendredi (20h50) pour la 2e journée du Top 14. Un choc que Laurent Travers, co-entraîneur du club francilien, aborde sans pression.

Propos recueillis par Laurent Depret
Le 20/08/2013 à 16:36

Laurent, recevoir un promu puis se déplacer chez le champion d'Europe en titre, cela ressemble à un grand écart...

Je ne sais pas mais les Brivistes ont fait ce qu’il fallait pour montrer qu’ils étaient dignes du Top 14. En termes d’agressivité et d’enthousiasme, ils étaient présents. On sait où on va, chez le champion d’Europe, qui a une équipe très peu remaniée et qui est vraiment en place. On a pu le voir lors du match à Montpellier (22-22, ndlr) mais aussi quand nous sommes allés là-bas en amical (14-6, ndlr). Ça va nous permettre de continuer notre évolution et notre bonhomme de chemin. Actuellement, il vaut mieux aller chez le champion d’Europe plutôt que de le recevoir. 

Une semaine de travail supplémentaire peut-elle faire la différence ?

On espère que toutes les semaines, il y aura un peu d’évolution. Ce qu’on veut, c’est aller le plus loin possible. Le président a dit qu’il n’y avait pas d’objectif car une équipe ne se construit pas en claquant des doigts. Il y a un temps d’adaptation et nous aussi, en tant qu’entraîneurs, il ne faut que l’on veuille tout, tout de suite. On aurait tendance parfois à brûler les étapes et je pense qu’il faut y aller étape par étape.

Est-ce un examen de passage ?

L’examen de passage, c’est toutes les semaines : quand on va à Toulon, quand on reçoit Oyonnax, quand on va à Toulouse… Tout le monde a annoncé que le Top 14 serait très serré. Quand on voit les premiers résultats, ça se confirme.

La blessure au genou de Maxime Machenaud est-elle un coup dur ?

Ça fait partie des aléas du sport. Bien sûr que Maxime est une pièce importante, mais si on commence à dire qu’il est indispensable, ça veut dire que ceux qui jouent à sa place n’ont rien à faire dans notre équipe. Ce n’est pas ça. On a toujours fonctionné comme ça. On a 39 joueurs, faisons leur confiance.

Les attentes sont énormes autour de votre équipe...

Il y a de l’attente mais je pense que c’est logique. Vous (les journalistes, ndlr) faites ce qu’il faut pour qu’il y ait de la pression. On savait qu’il y en aurait mais on est conscient que Toulon, Clermont, Montpellier ou Toulouse sont des équipes à battre pour tout le monde, voire à abattre pour certains.

Votre équipe aura-t-elle la pression pour ce match à Toulon ?

Il n’y a aucune pression de résultat. Il faut être logique. On a bien vu sur le premier match qu’on n’était pas encore en place. Il faut en être conscient et quand on voit la prestation de Toulon, il y a encore un écart entre les deux équipes.

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