Tournoi des VI nations : le XV retrouve la Squadra

Le XV de France débute dimanche son Tournoi des VI Nations, en Italie. Les Bleus retrouvent Rome, deux ans après la défaite contre la Squadra Azzurra (21-22).

Alexis Toledano avec Laurent Depret et Pierrick Taisne
Le 03/02/2013 à 10:10
 (AFP)

Historique, autant qu’infamante. Pathétique. Marquante. Il y a deux ans, la défaite de la France en Italie (21-22), la première dans le Tournoi des VI Nations, avait ouvert une cicatrice béante dans les certitudes tricolores. Marc Lièvremont, le sélectionneur d’alors, n’avait pas adressé un mot à ses joueurs dans le vestiaire après la débâcle, avant de se présenter, dépité, presque hagard, en conférence de presse. Un nuage lourd et noir avait par la suite plané au-dessus du XV de France pendant les longs mois qui ont précédé la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande.

Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis ce 12 mars 2011. Une finale mondiale est passée par là. Une tournée automnale en tous points remarquable également. Mais à l’heure de se rendre à nouveau en Italie ce dimanche (16h), pour le premier match du Tournoi 2013, le souvenir est forcément ravivé. Le même hôtel, la même promenade, la même salle de conférence de presse. Le staff français a choisi de confronter les joueurs à leurs fantômes. Comme pour stimuler l’orgueil. Rappeler l’erreur, l’humiliation, afin de ne pas la reproduire.

Parra : "On l'a traînée jusqu'à la Coupe du monde"

Pascal Papé, nouveau capitaine des Bleus, n’en était pas. Mais sait bien que cette Berezina a représenté, à l’époque du moins, un sacré traumatisme. "Les joueurs n’ont pas besoin qu’on le leur rappelle, affirme-t-il. La plupart d’entre eux étaient là et je peux vous assurer que c’est un très mauvais souvenir pour eux". Morgan Parra était en revanche bien présent : "Ça a été un moment difficile. Quand ça s’est passé, tu te poses 10 000 questions : est-ce que tu vas être repris ? Est-ce que tu vas reprendre de la confiance ? Est-ce que tu vas encore gagner des matchs en Bleu ? Cette défaite, on l’a traînée jusqu’à la Coupe du monde et ça nous a fait du mal au début de la compétition".

Yoann Huget était là, lui aussi. Néo-Bleu, à l’époque. "C’est ma deuxième ou troisième sélection avec l’équipe de France. J’arrive en Italie, tout se passe bien, on mange bien... Et puis le traquenard parfait. On s’embourbe un peu. On se mélange les pinceaux sur la stratégie que l’on veut mettre en place. A la fin, l’arbitre ne siffle pas de pénalité en notre faveur et on se dit qu’on va rentrer dans l’histoire du rugby français". Par la mauvaise porte. Le Toulousain en sourit aujourd’hui, au moment de ses rappeler ses tristes débuts, mais n’a rien oublié. Et espère, comme Philippe Saint-André, comme tout le groupe, que cette amère leçon d’italien aura, deux ans après, porté ses fruits…

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