Toulon, jamais à bout de souffle

Le RCT pourrait réaliser un exploit historique ce samedi. Vainqueurs de la H-Cup, c'est la finale du Top 14 qu'ils s'apprêtent à disputer contre Castres, au Stade de France. Une prouesse d'autant plus impressionnante que le calendrier ne laisse que peu de temps à la détente et à la récupération.

Mathilde Effosse, avec Laurent Depret
Le 30/05/2013 à 16:54

Maxime Mermoz

Vendredi dernier, les Toulonnais écrasaient Toulouse 24-9. Six jours plus tôt, ils célébraient la victoire en finale de H-Cup face à Clermont, à Dublin. Ce calendrier monstrueux, Toulon semble le gérer à la perfection. A quelques jours de l’ultime sprint vers le Bouclier de Brennus, Sébastien Tillous-Borde est confiant : « On a préparé ça tranquillement, on vient de remonter à Paris hier soir, on prend notre temps, assure le demi de mêlée. Ça nous permet de récupérer après les deux gros matches qu’on a eus, c’est toujours usant. On a vu nos familles, on a récupéré sans laisser d’énergie sur les à-côtés. On a eu des entraînements à huis clos… Cette semaine, c’était beaucoup de récup. »

L’énergie, Toulon n’en semble jamais à court. Peut-être même que cette facilité déconcertante à récupérer en un temps record a désarçonné des adversaires qui ne les en croyaient pas capables. « On était positionné en outsiders contre Toulouse, sûrement parce qu’ils avaient gagné la finale l’an dernier et qu’on sortait d’un match où tout le monde était fatigué, et qu’on avait très peu de repos, explique Maxime Mermoz. Mais sur un match, tout est possible. Si tu relâches un peu contre eux, ils sont capables de marquer ». Et là réside l’une des forces des Varois : ils ne relâchent pas.

Mermoz : « Si possible, gagner les deux »

Champion d’Europe, c’est donc fait. « Maintenant, on sait qu’on peut réussir le doublé », déclare Tillous-Borde. Et c’est comme un rêve un peu fou qui semble vouloir se matérialiser. « On s’est réunis en stage en début de saison, confie Maxime Mermoz. Les objectifs, vus l’effectif et les ambitions de chacun, c’était de gagner quelque chose. Si possible, les deux ». Et si les Toulonnais éclipsaient Castres de leur course au Bouclier, ils réaliseraient le doublé qui a brisé le Stade Français en 2005, et Toulouse en 2008. Une cible collective, mais aussi une consécration individuelle pour Mermoz et Tillous-Borde.

« Le Bouclier de Brennus, c’est une joie de gamin, s’enthousiasme déjà Mermoz. Le gagner, c’est quelque chose de tellement fort que même si on l’a gagné une fois, deux fois ou plus, on n’a qu’une envie, c’est de le regagner ». Tillous-Borde est lui aussi décidé à ramener le Bouclier dans le sud : « Ce sont des petits détails qui vont nous permettre de gagner. C’est à nous de ne pas déjouer. On a réussi à le faire sur deux matches, j’espère qu’on réussira à le faire sur le troisième ». Jamais deux sans trois ?

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