Rugby : le XV de France se rend samedi en Angleterre

Les 23 joueurs de l'équipe de France de rugby se sont rassemblés samedi midi à l'aéroport d'Orly, six jours après s'être quittés sur une défaite face au pays de Galles et une semaine avant d'affronter l'Angleterre dans le Tournoi des six nations.

Alexis Toledano avec Lauret Depret (RMC Sport)
Le 19/02/2013 à 11:26
Tournoi - Le XV de France rassemblé pour préparer l'Angleterre (RMC Sport)

Les deux défaites inaugurales ont fait du mal. Faisant voler en éclats les repères supposés solides glanés à l’automne. De certitudes, il n’est donc plus question côté tricolore. Et à quelques jours d’un match à double tranchant contre une Angleterre à la dynamique autrement plus vertueuse, les discours oscillent entre prudence et détermination.

"C’est possible de gagner partout et contre n’importe qui. On a le potentiel pour battre les Anglais", assène Vincent Clerc, absent lors des deux sorties de route et déterminé à sonner la révolte.

Une assurance que tous ne se permettent pas d’afficher, sans doute refroidis par les débuts cauchemardesques.

"On va se donner les moyens de remporter un premier match dans ce Tournoi des VI Nations. On aimerait tous que ce soit dès ce weekend, mais chez les Anglais, ce ne sera pas chose facile", modère Florian Fritz. "Je pense surtout à réaliser un bon match là-bas, enchaîne Frédéric Michalak. Gagner, ce serait la cerise sur le gâteau, mais on va jouer avant tout une énorme équipe, l’une des meilleures actuellement au niveau mondial."

"C’est ce qui se fait de mieux pour l’instant en Europe", poursuit Christophe Samson.

Clerc : "Il n'y a pas de traumatisme"

Passer de candidats au Grand Chelem à candidats à la cuillère de bois a donc poussé ces Bleus à la méfiance. Et c’est dans la position assumée de l’outsider qu’ils se rendront à Twickenham. De l’avis des nouveaux arrivants, le groupe semble pourtant avoir pansé ses plaies, prêt à prendre un nouveau départ.

"Je n’ai pas trouvé le groupe abattu, raconte Clerc. Au contraire. J’ai trouvé les joueurs revanchards, orgueilleux, désireux d’aller chercher quelque chose à Twickenham. Il n’y a pas de traumatisme, les joueurs ne sont pas déboussolés."

Samson, qui a également pris le train en marche après la grande lessive opérée par Philippe Saint-André, confirme : "Depuis samedi, je trouve qu’il y a une très bonne ambiance. Tout le monde a le sourire. La semaine de repos qu’ils ont eue a dû leur faire du bien, pour se régénérer physiquement et mentalement".

Moralité : les Bleus vont bien. Veulent gagner. Pensent même pouvoir le faire. Mais ne le crient pas sur tous les toits. D’ailleurs, les discours ne pèseront pas bien lourd samedi à l’heure du rachat… ou de l’humiliation. La manière sera scrutée. Le résultat plus encore. Et les Bleus sauront définitivement si ce Tournoi est à jeter aux oubliettes ou pas…

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