Rugby : le XV de France bat les Somoa 22 à 14

Dominés physiquement par Samoans redoutables, les Bleus se sont imposés dans la douleur, samedi, au Stade de France, avec 19 points de Frédéric Michalak (22-14). Un troisième succès en autant de matchs pour clore une très belle tournée.

Alexis Toledano
Le 24/11/2012 à 21:25

Encensés après leurs convaincants succès face à l’Australie et l’Argentine, les Bleus avaient forcément, face à aux Samoa, un statut à assumer. Celui d’une équipe à la fois joueuse et disciplinée. Enthousiaste. Sûre de sa force et humble à la fois. Un statut pas usurpé, mais nécessairement fragile, car ne reposant, on aurait tendance à l’oublier, que sur deux matches, aussi aboutis soient-ils. En clair, un faux-pas contre les Samoans pouvait tout remettre en question. Le XV de France l’a évité, mais il a dû s’employer (22-14).

Comme face à l’Argentine, les Français livrent une entame timide et se font cueillir par une passe au pied de Leota qui amène l’essai de Lemi (7-0, 15e). Et comme face à l’Argentine, ils réagissent rapidement. Par l’intermédiaire de Michalak, opportuniste pour contrer un dégagement samoan et aplatir tranquillement entre les perches (7-7, 19e).

Avec cette réalisation du Toulonnais, la France semble retrouver ses esprits. Les Bleus reprennent le contrôle du match, mais on est loin des fulgurances du match contre les Pumas. Trois petits points de Parra offrent finalement aux Bleus un maigre avantage à la pause, après 40 minutes relativement ternes (10-7, 36e).

Michalak, tireur d'élite

Au retour des vestiaires, la fougue des îliens fait très mal. Les visiteurs enchaînent les charges devant l’en-but français et Tekori finit par marquer un essai confus mais conforté par la vidéo (10-14, 43e). Impressionnants physiquement, les Samoans, en mode destruction massive, font des dégâts. Seules leur discipline défensive et la maladresse au pied de Pisi permettent aux hommes de Philippe Saint-André de tenir le score, malgré la domination adverse. La gâchette Michalak fait le reste (57e, 61e, 72e, 79e).

À l'heure du bilan, le sélectionneur ne s'y trompe pas : "C’est la victoire du courage et de la discipline. Ce match a été compliqué, âpre. On a très peu de ballons et le peu qu’on a eu, on les a perdus par précipitation. On a fait des fautes de main inhabituelles. Je vous avais dit que ça allait être compliqué et c’était le plus difficile des trois matches".

Difficile de parler de confirmation, tant ce succès a été acquis dans la douleur. Mais face à des "coupeurs de tête" au sobriquet à peine exagéré, les Bleus auront prouvé qu’ils savent souffrir et gagner sans forcément bien jouer. Le courage et l’abnégation font bien partie de la palette de cette équipe de France version "PSA", qui s’offre par là-même un statut de tête de série à la Coupe du monde mérité au vu de ce qu’ils ont globalement montré dans ce grand chelem automnal.

Ce samedi soir, Saint-André est donc un homme heureux : "Il y a une âme dans cette équipe. Le staff a pris énormément de plaisir à bosser avec ces mecs. Ils ont tout donné et ont été réceptifs. Je suis content pour le rugby français".

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