Michael Jordan, le monstre sacré de la NBA, fête ses 50 ans

L'icône mondiale du basket-ball fête dimanche ses cinquante ans. L'occasion de revenir sur une carrière qui a révolutionné la discipline.

M. T. avec AFP
Le 17/02/2013 à 11:11
Mis à jour le 17/02/2013 à 11:16
Michael Jordan le 28 septembre dernier, dans ses nouveaux habits de dirigeant de club. (Brendan Smialowski - AFP)

Six titres de champion NBA, deux médailles d'or olympique et désormais un demi-siècle pour l'icône mondiale du basket : Michael Jordan, la star des Chicago Bulls, fête dimanche ses cinquante ans.

Avant lui, des joueurs légendaires ont amassé plus de titres (Bill Russell), marqué plus de points (Kareem Abdul Jabbar) ou combiné des statistiques plus retentissantes (Oscar Robertson, Wilt Chamberlain). Mais aucun d'eux n'est devenu le "Greatest of All Time", le plus grand joueur de tous les temps, car aucun n'a autant changé la NBA.

L'avènement de "MJ", au tournant des années 90, a en effet coïncidé avec le début de l'explosion médiatique et de la reconnaissance internationale du championnat de basket américain.

"Un exemple" pour Tony Parker

En cause, des exploits par poignées qui ont alimenté le rêve chez des millions de fans : ses 63 points contre Boston en play-offs en 1986, son dunk gagnant au concours de smash du All Star Game en 1988 (voir vidéo), ses larmes après son premier titre NBA, l'annonce abrupte de sa retraite en 1993 après la mort de son père, le shoot devant Bryon Russell pour gagner son dernier titre en 1998...

Autant d'événements qui ont façonné sa légende, alimentée par une personnalité rugueuse sur le terrain, sa férocité et son obsession de la victoire, langue pendante, qui ont marqué nombre de joueurs actuels.

Jordan, c'est ainsi "un exemple et une idole" pour le Français Tony Parker. Celui-ci avait dix ans quand "MJ" et la "Dream Team" ont fait sensation lors des JO-1992 à Barcelone. "En grandissant, je le regardais jouer tout le temps. J'ai regardé ses cassettes plus de cent fois. Pour moi c'est le meilleur joueur de tous les temps. Il avait cette rage, cette volonté de tout gagner et c'est sans doute ce que j'aime le plus chez lui", estime aujourd'hui "TP".

Plus dure a été la reconversion

Mais comme pour beaucoup, l'après-carrière a été moins reluisant. Après s'être fait les dents sans succès comme dirigeant du club de Washington, Michael Jordan a acheté les Charlotte Bobcats, le club de son Etat natal, la Caroline du Nord.

Son nom et son expérience n'ont pas suffi à bâtir une nouvelle dynastie. Les Bobcats ont fini la saison passée avec le plus mauvais pourcentage de victoires de l'histoire de la Ligue (10,6%).  Une véritable humiliation pour un "winner" qui voit la compétition partout, y compris dans les casinos, où il aurait englouti des sommes folles.

Dans l'attente du retour gagnant

Du coup, certains fans se prennent à rêver de son retour. Après tout, n'avait-il pas lâché en 2009, lors de son entrée au Hall of Fame : "Un jour vous lèverez peut-être la tête et vous verrez que je rejoue au basket à 50 ans" ?

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