Stupeur barcelonaise. Et tremblements de plaisir milanais. L’ogre blaugrana est tombé, ce mercredi à San Siro. Et de très haut. Du haut de sa série de six matches sans défaite. Du haut de ses statistiques largement favorables face au Milan (4 victoires et 3 nuls sur les 7 derniers matches). Du haut, surtout, de son nuage, après sa première partie de saison sans doute trop exceptionnelle pour être sans conséquence.
Dominer ne sert à rien, il faut marquer
Longtemps, pourtant, la prestigieuse affiche a semblé devoir accoucher d’une souris. Malgré une première mi-temps pas loin d’être soporifique, elle accouchera finalement d’un sourire. Celui d’une équipe rossonera qui a réussi un coup immense face au grandissime favori de la compétition, avec une victoire un temps contestable et au final incontestée. L’ouverture du score de Boateng (57e) est en effet plus que litigieuse, mais le chef-d’œuvre de Muntari en fin de rencontre viendra légitimer de fort belle manière le succès milanais (81e).
Le cauchemar de San Siro
Le but du Ghanéen n’aurait en effet jamais dû être validé, après la passe décisive… de la main, de Zapata. Pourtant, si le Barça doit avoir un regret, c’est de ne pas avoir joué à son niveau. Incapable de peser malgré une possession du ballon largement favorable, il a subi une leçon de réalisme à l’Italienne ponctuée par un instant de grâce qui pèsera lourd à l’heure du bilan. Le mouvement Niang-El Shaarawy-Muntari, instinctif est aérien, pourrait bien leur être fatal.
Un but de retard passait encore. Deux, sans avoir trouvé le chemin des filets, paraît déjà bien plus compliqué. Surtout si les Catalans reproduisent ce type de prestation. Messi et ses 37 buts en Liga ? Transparent, mis à part un coup franc magistralement… raté (63e). Xavi et Iniesta, les habituels maestros de la machine blaugrana ? Bien trop discrets, comme en atteste le nombre incroyablement famélique d’occasions – et encore, le pluriel est à peine justifié – de leur équipe. Voilà donc Barcelone qui, comme en 2010 et une défaite 3-1 face à l’Inter, rentre de Milan avec un handicap très lourd dans la valise. Un handicap qu’il n’avait pas réussi combler…
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