JO : le ramadan pourrait handicaper les athlètes

La fête religieuse coïncide avec les épreuves des Jeux olympiques organisés à Londres à partir du 27 juillet. Comment concilier cette pratique avec la victoire ?

Antoine Pollez
Le 19/07/2012 à 17:28
Mis à jour le 19/07/2012 à 18:02

Concilier le jeûne du ramadan avec les épreuves sportives des Jeux olympiques pourrait s’avérer difficile. C’est la particularité de la prochaine édition organisée à Londres à partir du 27 juillet. Le calendrier coïncide avec la période de ramadan observé par les musulmans. Près de 3.000 athlètes sont concernés.

D’un côté, leur carrière sportive, de l’autre, leurs convictions religieuses. Les athlètes de la délégation olympique saoudienne ont choisi de concilier les deux. La décision d’observer le jeûne du ramadan pendant les jeux est propre à chacun, et pour certains, elle s’est prise assez facilement.

Les restaurants du village olympique ouverts la nuit

En 2009, un groupe de travail du Comité international olympique (CIO) s’était penché sur cette question. Selon elle, la privation peut diminuer les performances, notamment dans les sports impliquant des efforts musculaires violents et répétés. Pour maintenir leurs chances de médailles, les athlètes palestiniens ont trouvé un compromis. Ils la rattraperont à leur retour. Car cette pratique est obligatoire, comme la prière.

D’autres, comme Mohamed Sbihi, de l’équipe britannique d’aviron, ont décidé de ne pas observer le jeûne. Ce dernier a toutefois souhaité faire un don à une ONG qui travaille avec son pays d’origine, le Maroc. Le comité d’organisation est paré pour l’occasion. Les restaurants du village olympique resteront ouvert la nuit pour accueillir ceux qui auront choisi de jeûner jusqu’au coucher du soleil.

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