Le Dakar, toujours plus spectaculaire

Pour sa 34e édition qui démarre samedi, le rallye-raid propose un tracé 100% Pacifique. Cinq ans après avoir quitté le continent africain, le Dakar a toujours la cote et ne cesse de battre les records.

Louis Chenaille (avec A.A. à Lima)
Le 04/01/2013 à 11:50
Mis à jour le 04/01/2013 à 11:54

Auto : Sainz défie Peterhansel
Clash au sommet dans la catégorie autos avec cinq hommes pour un fauteuil. L’édition 2013 est marquée par le retour du « Matador » Carlos Sainz qui roulera chez Buggy sous les couleurs du Qatar. L’Espagnol, vainqueur en 2010 avec Volkswagen, viendra muscler un plateau déjà somptueux : le tenant (et décuple vainqueur auto+moto) Stéphane Peterhansel (Mini), le Qatari Nasser Al-Attiyah (Buggy), l’Américain Robby Gordon (Hummer), et le Sud-Africain Giniel De Villers (Toyota). Les 8400 km de course vont donner lieu à une bataille sans pitié entre ces cinq ténors.

Motos : Honda menace Despres

La couronne de Cyril Despres (KTM) est cette année sous la menace du retour de Honda, absent depuis 1992. L’armada du constructeur japonais sera emmenée par Helder Rodrigues, deux fois de suite troisième derrière l’intenable duo des KTM Despres-Coma. Cette fois, le Portugais peut nourrir de sérieuses ambitions de victoire, d’autant que Coma (vainqueur en 2006, 2009 et 2011) est forfait, blessé à l’épaule sur le rallye du Maroc en octobre.

Comme il en a désormais pris l’habitude, le célèbre rallye-raid va célébrer son trente-quatrième anniversaire sur les terres d’Amérique du Sud. C’est en 2009 que l’organisation du Dakar quittait l’Afrique, un an après avoir dû annuler l’épreuve en raison des risques terroristes en Mauritanie. Pour sa cinquième bougie latino-américaine, pas de regrets, le spectaculaire sera plus que jamais au rendez-vous.

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C’est un tracé 100% Pacifique que parcourront les 450 véhicules engagés du 5 au 20 janvier entre le Pérou, l’Argentine et le Chili. Pas de round d’observation pour les participants qui, pour la première fois après un départ de Lima, débuteront par le désert de dunes. Le coup d’envoi se fera, chose inédite, au Pérou, qui fait partie des 27 pays traversés par le Dakar depuis sa première en 1979. Deux passages par la Cordillère des Andes, et une large boucle en Argentine où il faudra démontrer ses qualités d’adaptation. Un finish dans les dunes, avant la délivrance à Santiago, poussera les pilotes aux limites de l’endurance.

Un cinq majeur chez les autos

Le plateau du Dakar est à la hauteur de l’événement, puisque cette édition sera marquée par le retour attendu de Carlos Sainz, double vainqueur en 2010 (Volkswagen) et champion du monde des rallyes en 1990 et 1992. Avec sa Buggy, l’Espagnol vient muscler un casting de rêve dans une catégorie auto déjà étoffée par la présence du tenant Stéphane Peterhansel (Mini-BMW), du Qatari Al-Attiyah (Buggy), de l’Américain Robby Gordon (Hummer), et le Sud-Africain Giniel De Villiers (Toyota). Un sacré carré d’as, parmi les 53 nationalités représentées sur le rallye. Signe des temps, Al-Attiyah et Sainz courront sous les couleurs du Qatar. Côté moto, Cyril Despres (KTM) défendra sa couronne face à Honda, qui effectue son grand retour après vingt ans d’absence.

La distribution de ce 34e Dakar ne pourra que nourrir la popularité croissante de l’épreuve. Quelque 190 pays recevront les images du Dakar. En 2012, 4,5 millions de spectateurs se sont pressés sur le long des routes, et 1 milliard de téléspectateurs ont suivi le rallye-raid sur la petite lucarne. Enfin, avec l’avènement des réseaux sociaux, le Dakar se suit aussi Facebook (601 000 pages) et sur Twitter (57 600 followers). Bref, le plus célèbre des rallyes-raid n’a pas fini de faire parler de lui.

La question du jour

Si cela était possible, seriez-vous prêt à habiter sur une autre planète?