Basket : Rudy Gobert se prépare pour la NBA

Sélectionné dimanche pour son premier All Star Game français, le choletais Rudy Gobert se prépare déjà pour la NBA, qu'il devrait rejoindre l'été prochain.

Mathieu Idiart avec Rodolphe Massé et François Giuseppi
Le 30/12/2012 à 12:18
Mis à jour le 30/12/2012 à 13:10
Rudy Gobert se dit prêt pour la NBA. (AFP)

Rudy Gobert, l'avenir du basket français


Jeune homme de peu de mots, Rudy Gobert ne prend aucun détour lorsque l’on évoque son ambition personnelle : "La NBA". C’est dit sans crainte, sans prétention également. A 20 ans, l’intérieur de Cholet est le grand espoir national au poste de pivot, habituelle faiblesse des équipes de France.

Ses 2,14 m font rêver, d’autant que la taille n’est pas la seule qualité du fils de l’ancien joueur pro Rudy Bourgarel. "Il est très disponible, possède de bonnes mains, relate Gregor Beugnot, entraîneur de Chalon. Il est volontaire, a le sens du contre, une bonne vitesse de course. Il demande à être étoffé physiquement mais comme il est jeune, ce serait dangereux de le faire trop tôt car on peut nouer les organismes. Il a des mains en or."

Celui qui sera le coach de Gobert le temps du All Star Game ce dimanche (à partir de 16h30) ne masque pas son enthousiasme : "Je l’ai découvert sur un match de cadets. J’ai été scotché. Il y a un potentiel de base extraordinaire. S’il arrive à densifier son corps tout en gardant ses qualités de course, de main, de vélocité, cela va être quelque chose. Il va devenir un gros joueur si tout reste en place et qu’il ne chope pas le melon."

Annoncé à la 20e place de la draft

Les compliments, Gobert les entend. Les rumeurs lui prévoyant un avenir proche en NBA également. "Si je suis assuré d’être drafté haut, je m’inscrirai", annonce-t-il. La cause est déjà presque entendue. Selon les projections, l’intérieur choletais est annoncé autour de la 20e place et, dans son esprit, la décision de tenter sa chance aux Etats-Unis semble déjà prise : "J’ai encore beaucoup de choses à développer au niveau basket et physiquement mais je peux faire ce travail là-bas. Je ne lâche pas. Je crois toujours en moi."

Des portes vont inévitablement s’ouvrir en NBA. En espérant que ce soient les bonnes, prévient Greg Beugnot : "Il ne faut pas aller trop vite. Il lui faut une franchise qui veuille le développer, le faire jouer. Car un potentiel qui ne joue pas régresse." La mise en garde est teintée d’affection tant le potentiel du jeune homme fait rêver pour les Bleus. Une sélection qui semble le faire vibrer : "L’équipe de France est importante pour moi, j’ai envie de représenter mon pays. C’est entre mes mains, à moi de travailler." Un talent brut dont le public tricolore devra savourer le talent dimanche, à Bercy, pour ce qui devrait être son dernier All Star Game français.

Deux années à l’arrêt. Ou presque. Au propre comme au figuré. Affaibli par une hernie discale, Antoine Diot, le grand espoir français de sa génération, avait vu sa progression freinée au point qu’une fin de carrière prématurée était crainte. "Arrêter est une idée qui m’a traversée l’esprit, confirme le meneur tricolore. Mais j’étais bien entouré. Ces idées traversent mais ne restent pas. » Son mal au dos aussi n’est pas resté. « Je n’ai plus aucune douleur, je continue à travailler mon dos car il reste fragile. J’ai une petite routine à l’entraînement mais plus aucune douleur depuis l’opération."

Un dos enfin soigné, un nouveau club (le Paris-Levallois) et une équipe qui tourne (co-leader de Pro A) : Diot revit cette saison avec des stats dignes de l’international qu’il fût : 14,6 points, 3,9 passes, 3,4 rebonds et la 12e meilleure évaluation de Pro A. "J’ai toujours eu la conviction que j’allais revenir mais je ne pensais pas revenir à mon niveau si vite, je m’attendais à connaître un temps d’adaptation", confesse celui dont la belle saison sera récompensée ce dimanche avec une sélection au All-Star Game de la LNB.

Avec une source de motivation simple ("Je prends deux fois plus de plaisir qu’avant, avec le plaisir tout va. J’ai la dalle, les crocs, l’envie de jouer au basket"), Diot a repris son ascension. Vers la NBA où des rumeurs l’envoient chez les Blazers ? "C’est toujours intéressant d’être suivi par une franchise NBA mais il faut se méfier des 'on dit', je ne me projette pas vers l’avenir, je vis au jour le jour." Un quotidien tourné vers les parquets. Enfin.

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