Un couple de Guinéens jugés pour avoir fait exciser leurs filles

Un couple de parents guinéens est jugé ce mardi 29 mai devant le tribunal de Nevers, dans la Nièvre, pour avoir fait exciser leurs 4 filles. Et si l’avocat de la défense veut expliquer le contexte culturel, les associations demandent une sanction exemplaire.

Laetitia Soudy | Thibaud Dupont | Marine Haÿ
Le 29/05/2012 à 7:05
Mis à jour le 29/05/2012 à 7:59

Ils ne savaient pas que c’était interdit en France. Voilà l’argument avancé par les parents des quatre jeunes filles excisées. Placés sous contrôle judiciaire après la découverte à l’hôpital de la mutilation des deux ainées, ils risquent  jusqu’à 15 ans de réclusion criminelle. 

En France, on dénombre 50.000 femmes excisées, émigrées ou nées sur le territoire. Elles seraient 140 millions dans plus de trente pays à travers le monde. Souvent justifiées par des raisons religieuses, c’est surtout l’ignorance des dangers et de la souffrance qui est à l’œuvre.

À Nevers, les quatre jeunes filles, déclarent ne se souvenir de rien. Elles ne se sont pas portées partie civile. L’expertise psychologique des deux filles cadettes conclut à une soumission totale à l’autorité familiale.

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