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Situation de l'école élémentaire François Villon à Sevran, en Seine-Saint-Denis.
 

Un incendie volontaire et un départ de feu, tous deux "probablement d'origine criminelle", ont marqué l'après-midi de dimanche à Sevran, en Seine-Saint-Denis.

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5 opinions
  • Feet06
    Feet06     

    Et ça continue... Jusqu'à ce que...

  • doucefrance66
    doucefrance66     

    Ils sont irrécupérables ! Il n'y a que la violence et le crime qui les attire.

  • L'imprécateur
    L'imprécateur     

    Boko Haram fait des émules sur notre territoire !

  • pujolm
    pujolm     


    "La jeunesse d'aujourd'hui un rien les occupe!!" et là encore c'est la fautes de l'école et des profs qui ne font pas bien leur boulot, bon il va falloir aussi sérieusement sanctionner la municipalité qui ne met certainement pas tous les moyens en oeuvre pour ces ptits jeunes, mais réellement c'est: grave, décevant, affligeant, sans excuses, que des jeunes en arrivent a ce genre d'extrémité j'espère qu'ils seront sévèrement punis.

    vestale
    vestale      (réponse à pujolm)

    Vous avez raison mais je mettrais en premier la faute des PARENTS. Les instituteurs ne sont pas là pour éduquer mais pour apprendre à lire et écrire...tout au plus à donner quelques conseils mais c'est à la maison avec leurs parents que les gamins doivent apprendre l'éducation...si toutefois les parents en ont eux mêmes !!

  • L'imprécateur
    L'imprécateur     

    Tu viens d'incendier la Bibliothèque ?

    - Oui.
    J'ai mis le feu là.

    - Mais c'est un crime inouï !
    Crime commis par toi contre toi-même, infâme !
    Mais tu viens de tuer le rayon de ton âme !
    C'est ton propre flambeau que tu viens de souffler !
    Ce que ta rage impie et folle ose brûler,
    C'est ton bien, ton trésor, ta dot, ton héritage
    Le livre, hostile au maître, est à ton avantage.
    Le livre a toujours pris fait et cause pour toi.
    Une bibliothèque est un acte de foi
    Des générations ténébreuses encore
    Qui rendent dans la nuit témoignage à l'aurore.
    Quoi ! dans ce vénérable amas des vérités,
    Dans ces chefs-d’œuvre pleins de foudre et de clartés,
    Dans ce tombeau des temps devenu répertoire,
    Dans les siècles, dans l'homme antique, dans l'histoire,
    Dans le passé, leçon qu'épelle l'avenir,
    Dans ce qui commença pour ne jamais finir,
    Dans les poètes ! quoi, dans ce gouffre des bibles,
    Dans le divin monceau des Eschyles terribles,
    Des Homères, des Jobs, debout sur l'horizon,
    Dans Molière, Voltaire et Kant, dans la raison,
    Tu jettes, misérable, une torche enflammée !
    De tout l'esprit humain tu fais de la fumée !
    As-tu donc oublié que ton libérateur,
    C'est le livre ? Le livre est là sur la hauteur ;
    Il luit ; parce qu'il brille et qu'il les illumine,
    Il détruit l'échafaud, la guerre, la famine ;
    Il parle, plus d'esclave et plus de paria.
    Ouvre un livre, Platon, Milton, Beccaria ;
    Lis ces prophètes, Dante, ou Shakespeare, ou Corneille
    L'âme immense qu'ils ont en eux, en toi s'éveille ;
    Ébloui, tu te sens le même homme qu'eux tous ;
    Tu deviens en lisant grave, pensif et doux ;
    Tu sens dans ton esprit tous ces grands hommes croître,
    Ils t'enseignent ainsi que l'aube éclaire un cloître
    À mesure qu'il plonge en ton cœur plus avant,
    Leur chaud rayon t'apaise et te fait plus vivant ;
    Ton âme interrogée est prête à leur répondre ;
    Tu te reconnais bon, puis meilleur ; tu sens fondre,
    Comme la neige au feu, ton orgueil, tes fureurs,
    Le mal, les préjugés, les rois, les empereurs !
    Car la science en l'homme arrive la première.
    Puis vient la liberté. Toute cette lumière,
    C'est à toi comprends donc, et c'est toi qui l'éteins !
    Les buts rêvés par toi sont par le livre atteints.
    Le livre en ta pensée entre, il défait en elle
    Les liens que l'erreur à la vérité mêle,
    Car toute conscience est un nœud gordien.
    Il est ton médecin, ton guide, ton gardien.
    Ta haine, il la guérit ; ta démence, il te l'ôte.
    Voilà ce que tu perds, hélas, et par ta faute !
    Le livre est ta richesse à toi ! c'est le savoir,
    Le droit, la vérité, la vertu, le devoir,
    Le progrès, la raison dissipant tout délire.
    Et tu détruis cela, toi !

    - Je ne sais pas lire.

    VICTOR HUGO

    pujolm
    pujolm      (réponse à L'imprécateur)

    Magnifique et tellement vrai mais cela ils leur est impossible de le comprendre puisque ce n'est sur les réseaux socio, ni écrit en langage SMS ou "chébran", en tous les cas moi j'ai vraiment apprécié ce petit chef d'oeuvre merci.

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