Serge Charnay, un "problème de virilité" selon Jean-Pierre Rosenczveig

Invité de BFMTV, Jean-Pierre Rosenczveig, le président du tribunal pour enfants de Bobigny, revient sur les propos de Serge Charnay, le père qui vient de passer plus de trois jours dans une grue à Nantes. Il en profite pour expliquer les problèmes généraux liés aux séparations et à la garde des enfants.

V. G. avec BFMTV
Le 18/02/2013 à 22:23
Mis à jour le 18/02/2013 à 22:24

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Serge Charnay, le père qui vient de passer plus de trois jours retranché dans une grue à Nantes, est finalement descendu. Une action spectaculaire qui a permis de mettre en avant les problèmes liés au divorce et à la garde des enfants.

Invité par BFMTV, Jean-Pierre Rosenczveig, président du tribunal pour enfants de Bobiny, est revenu lundi soir sur les propos misogynes de Pierre Charnay tout en expliquant plus généralement les problèmes liés à "l'exercice des responsabilités parentales".

Un "problème de virilité"

"C'est une grosse provocation, une provocation personnelle", estime Jean-Pierre Rosenczveig, interrogé sur l'action du père de Nantes. Pour le magistrat, Serge Charnay s'inscrit "dans un mouvement national nord-américain d'hommes qui sont plus hommes que pères". "Ce monsieur ne parle pas de la condition parentale, il ne parle pas des droits de l'enfant (...) il parle de son problème de virilité, de son problème d'homme", analyse-t-il.

Rappelant que Serge Charnay a été condamné pour soustraction d'enfant, le magistrat préfère évoquer les autres cas de séparation douloureuse. "Derrière la revendication du droit des pères" est posé le problème de "la condition parentale", explique Jean-Pierre Rosenczveig.

Père et mère pas égaux devant le temps passé à s'occuper des enfants

Pour expliquer le fait que la garde des enfants est le plus souvent confié aux mamans, au détriment des papas, le magistrat évoque plusieurs pistes. "La séparation d'un couple, marié ou pas marié, survient de plus en plus tôt avec des enfants de plus en plus jeunes", explique d'abord le magistrat. Logique alors, selon lui, que la mère soit choisie comme étant plus apte à s'occuper des jeunes enfants.

"Il faut appeler les choses par leur nom, le temps passé par les hommes - en moyenne nationale (...) - à s'occuper de leur bébé ou de leur enfant est largement inférieur à ce que les femmes font", ajoute-t-il encore.

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