VIDEO - Rythmes scolaires : Delanoë chahuté par des enseignants

Le maire de Paris voudrait appliquer la réforme des rythmes scolaires dès la rentrée de 2013. A moins que l'on parvienne à le convaincre que cela n'est pas immédiatement "possible".

D. N. avec Charlie Dupoizat
Le 19/02/2013 à 7:38
Mis à jour le 19/02/2013 à 7:47

Rythmes scolaires : les enseignants maintiennent la pression - 12/02


Le maire de Paris Bertrand Delanoë a dit lundi soir au cours d'une réunion publique mouvementée qu'il mettrait en œuvre la réforme des rythmes scolaires dans la capitale dès 2013 s'il "sentait" que cela était possible, sans exclure de renoncer.

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Si c'est un progrès, "faisons la réforme"

"Ou vous m'aurez convaincu de ne rien faire, et je ne proposerai pas la réforme pour septembre 2013. Ou je penserai que malgré les oppositions, les blocages, on peut faire une réforme qui soit un progrès pour tous (...). Si je sens que je peux le faire je le ferai", a déclaré le maire socialiste de Paris, en conclusion d'une réunion qui a réuni plus de 700 personnes dans le XIIe arrondissement.

"J'ajoute que si ce vote intervenait fin mars je reprendrai encore la concertation et les négociations pour permettre même aux syndicats qui auraient été contre ma décision d'enrichir autant que possible cette réforme", a dit le maire, entouré de nombreux élus de la majorité municipale, dont sa première adjointe Anne Hidalgo (PS) et l'adjoint à la Santé Jean-Marie Le Guen (PS).

Deux heures de sifflets et d'invectives

Le maire, son adjointe en charge des affaires scolaires Colombe Brossel (PS) et le recteur de Paris François Weil ont essuyé pendant une réunion de près de deux heures les sifflets et les invectives d'un auditoire surchauffé comptant de nombreux enseignants du primaire, très remontés contre la réforme qui prévoit le retour de la semaine de quatre jours et demi en 2013 (en 2014 à titre dérogatoire).

Une partie de l'auditoire a quitté la salle quand il a repris la parole en fin de réunion et appelé chacun au "respect". "Qu'est-ce que c'est cette conception de la démocratie. Chers amis, j'ai trop d'estime pour la démocratie pour ne pas vous dire que vous vous faites beaucoup de mal à vous même", a réagi le maire. Il a aussi a suscité le départ du syndicaliste Jean-François Fontana (Sud-éducation) en suggérant qu'il faisait le jeu de l'UMP, dont le chef de file au Conseil de Paris était présent dans la salle.

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