Réforme des allocations familiales : les associations mitigées

Le débat sur la fiscalisation des prestations sociales a été relancé dimanche par le Premier président de la Cour des comptes. Du côté des associations, les réactions sont mitigées.

Julie Guillot et Régis Desconclois
Le 18/02/2013 à 21:15
Mis à jour le 18/02/2013 à 21:17

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Faut-il taxer les allocations familiales ou les plafonner en fonction des revenus ? Le débat est à nouveau sur la table. Dimanche, Didier Migaud, Premier président de la Cour des comptes, a évoqué une possible fiscalisation des allocations familiales. Les avis divergent selon les associations.

Pour Familles de France, de telles mesures auraient des conséquences catastrophiques sur l’économie. Selon Thierry Vidor, si tel est le cas, "il y aura une chute des natalités et des problèmes importants seront générés" notamment "par rapport aux retraites" a-t-il expliqué.

"Il y aura moins d’argent qui tournera, donc une décroissance est à prévoir" a-t-il prévenu.

Alléger le poids de la dette publique

Mais en cette période de rigueur, certaines associations encouragent le gouvernement à poursuivre sa réforme du quotient familial.

Une mesure qui, selon le Secours catholique, réduit les inégalités sociales tout en conservant le principe d’une même somme versée pour chaque enfant.

"Le jeu du quotient familial fait qu’en effet, ils paieront un peu plus d’impôts, et je pense que c’est une bonne chose. Si ça permet d’alléger un peu le poids de la dette publique" a estimé François soulage, président national du Secours catholique .

Aujourd’hui, les Français font figure d’exception en Europe avec un taux de fécondité supérieur à 2 enfants par femme.

Un dynamisme qui, selon les spécialistes, est dû à la stabilité de la politique familiale, en place depuis 1945.

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