"C'est pas fini" ont été ses premiers mots lancés aux journalistes qui étaient en bas de la grue pour recueillir ses déclarations.
"La cause des papas n’est pas entendue, il va falloir encore se battre" a-t-il assuré, visblement épuisé par ces trois jours passés en haut de l'engin.
"On n’est pas crédible, ces bonnes femmes pensent que l’on ne peut pas changer une couche" a-t-il lancé en faisant allusion à Christiane Taubira, Dominique Bertinotti, mais aussi aux magistrates en charge des dossiers sur les gardes d'enfants.
"Une garde partagée d'office
"Je ne suis pas prêt d’avoir des nouvelles de mon fils, ni de le revoir" a-t-il déclaré. Mais il entend continuer son combat. Il participera à la manifestation organisée mercredi à Nantes pour la défense des droits des pères "le jour où mon fils aura six ans et demi" a-t-il précisé.
Par ailleurs, l'homme a tenu à rectifier un pourcentage donné par la ministre de la Famille, Dominique Bertinotti. "85% des gardes sont attribuées aux femmes et non 70%". Chiffre qu'avait avancé, selon Charnay, la ministre.
Enfin, pour le père divorcé, la solution serait d'imposer "d'office une garde partagée", afin de décharger les magistrats. "Moins de boulot, moins de bêtises et des économies" selon lui."Mon action a servi"
"Moi je me casse de la grue, moi je me tire j’ai autre chose à faire. Je descends immédiatement de la grue", a-t-il lancé.
A la question de savoir s'il estime que son action a été utile, l'intéressé répond : "Oui, mon action a servi. Elle a permis de faire entendre des papas, qui sont dans une détresse énorme. On ne parle que des femmes, c’est aux médias de continuer le débat", a-t-il conclu.
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