Mineurs dans une boîte de strip-tease : prison requise contre les gérants

Les gérants, le DJ et la strip-teaseuse d'une boîte de nuit en Seine-Maritime risquent de la prison ferme pour avoir laissé participer des mineurs à une soirée sado-maso.

Alexandra Gonzalez
Le 19/02/2013 à 6:26
Mis à jour le 19/02/2013 à 9:08
Le 8 février dernier, lors de la réouverture des lieux, au César's Discothèque. (Capture d'écran YouTube)

Au César's Discothèque, une boîte de nuite située entre Rouen et Beauvais, à Gournay-en-Bray, il est des soirées plus coquines que d'autres. L'une d'elles a mal tourné en novembre dernier, lorsque des mineurs mais aussi des policiers en civil se sont retrouvés dans une soirée de strip-tease sado-maso.

Lundi, le tribunal de Dieppe a requis la fermeture définitive des lieux, et de la prison ferme à l'encontre des gérants, du DJ et de la strip-teaseuse, qui seront fixés sur leur sort au début du mois d'avril, selon le site local d'actu 76actu.fr.

Des mineurs et des flics

Retour sur les faits. Le 30 novembre dernier, la discothèque organise un show sado-maso. Mais la strip-teaseuse engagée pour la soirée ne se présente pas. Une cliente d'une trentaine d'années se propose alors de la remplacer au pied levé.

"J'avais envie de m'amuser et je n'ai pas froid aux yeux. C'était mon anniversaire le week-end d'avant, j'ai voulu faire la fête, j'avais pas mal bu et je me suis laissée emportée", raconte-t-elle à 76actu.fr. La jeune femme a également pratiqué au cours de la soirée des fellations à plusieurs hommes présents dans la boîte. Parmi eux, des mineurs.

Verdict en avril

Or, des policiers en civil de la brigade des moeurs sont dans la salle également ce soir-là, alertés par des parents quelques temps plus tôt qui s'étaient inquiétés de voir des photos de leur fille pratiquant un strip-tease dans cette discothèque.

Au petit matin, sur réquisition du procureur de Dieppe, la police vient donc cueillir les gérants, la strip-teaseuse et le DJ de la soirée, qui seront mis en examen par la suite pour proxénetisme, corruption de mineurs, travail dissimulé ou encore exhibition sexuelle.

La boîte de nuit, qui avait dû fermer durant deux mois sur ordre de la justice, a pu réouvrir le 8 février. Une réouverture qui ne pourrait être que temporaire si la justice suit les réquisitions du procureur, en avril prochain.

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