Maine-et-Loire : une fillette de 3 ans privée de cantine

Océane, 3 ans, a été interdite de cantine parce qu'elle n'y était pas inscrite. Une décision zélée d'une adjointe au maire de la commune où elle est scolarisée qui a scandalisé les enseignants.

T.B.
Le 22/02/2013 à 12:20
Mis à jour le 22/02/2013 à 17:48

Océane, une fillette de trois ans scolarisée à l'école de l'Eau vive, à Feneu dans le Maine-et-Loire, a été interdite de déjeuner à la cantine de son école parce qu'elle n'y était pas inscrite, révèle vendredi le quotidien régional Ouest France. Une décision zélée d'une adjointe au maire de la ville qui a scandalisé les enseignants.

"Elle ne voulait pas que la petite fille mange. Sous prétexte qu’elle n’était pas inscrite. Évidemment, avec les enseignants présents, on a partagé notre repas avec l’enfant", raconte à Ouest France Mathieu Benoit, le directeur de l’école. "C’est la première fois que je vois ça".

À l'origine de la situation, l'impossibilité pour la mère de la petite Océane de venir chercher sa fille comme tous les jours pour le repas de midi. La maman avait pourtant prévenu l'école, qui elle-même avait prévenu la mairie. "Cela ne semblait pas poser de problème", déclare-t-elle à Ouest France. C'était sans compter la décision de l'adjointe aux affaires sociales de la mairie France de Bieville qui, prévenue de la présence "non autorisée" de la petite à la cantine, a décidé de la faire sortir pour la conduire dans le local où se trouvait le directeur, "à la grande stupéfaction des enseignants".

Un "excès de zèle inadmissible"

"Cet excès de zèle de l'élue est inadmissible", s'est indignée la présidente de l'association des parents d'élèves de la commune, Marie Paul. À la mairie, on évoque une "bêtise" de l'adjointe au maire. "Elle a très mal géré la situation et traité les choses plutôt de manière administrative que de manière humaine".

Début janvier, une fillette de cinq ans avait été extraite par une policière municipale de la cantine scolaire d'Ustaritz dans les Pyrénées-Atlantiques, pour cause d'impayé. Le ministre de l’Éducation nationale Vincent Peillon avait alors qualifié la décision d'"acte de violence scandaleux".

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