Le portable, ennemi numéro 1 des organisateurs du bac

Coup d'envoi du bac, lundi avec l'épreuve de philosophie pour la filière générale. Cette année, certains établissements innovent avec des détecteurs de téléphone portable. C’est une des mesures annoncées aujourd'hui au ministère de l'Education nationale pour lutter contre la fraude.

Fabien Crombé | Céline Bruel | Benoit Durant-Kriegel
Le 13/06/2012 à 16:26
Mis à jour le 13/06/2012 à 16:44

Avec leur accès ultrarapide à Internet et leur mémoire d’ordinateur, les téléphones portables des candidats au bac, quoiqu’interdits pendant l’examen, seront désormais traqués. Dans certains établissements, des détecteurs permettront de repérer tout portable allumé. Un dispositif expérimental pour dissuader ce type de fraude que le ministère dit en nette augmentation. L’an dernier elle concernait en effet la moitié des tentatives de triches et des causes de sanctions.

Le plus gros problème du bac, c’est la fuite

Mais la fraude reste quasi insignifiante : 0.06 % des élèves sont suspectés et quasiment moitié moins, sanctionnés. Le plus gros problème du bac, c’est la fuite. L’an dernier une épreuve du bac S s’était retrouvée sur Internet, la veille de l’examen. Entrainant l’annulation d’une partie de l’épreuve. Cette année, la sécurité sera donc renforcée dans les centres d’impression des copies. Toute personne susceptible d’être en contact avec les sujets devra signer une charte de déontologie.

Enfin, les commissions de discipline seront convoquées dès le mois de juillet et non en septembre, pour des sanctions plus rapides. Des sanctions qui vont du simple blâme à l’exclusion de tout examen pendant cinq ans.

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