L'avortement remboursé intégralement à partir du 1er avril

Trente-huit ans après sa dépénalisation, l'avortement est remboursé intégralement à compter de ce lundi 1er avril pour toutes les femmes qui y auront recours.

D. N. avec Cécile Danré et Florian Rivais
Le 01/04/2013 à 12:45
Mis à jour le 01/04/2013 à 12:55

En France environ 200.000 interruptions volontaires de grossesse sont pratiquées par an. Jusqu'à lundi, seules les jeunes filles mineures bénéficiaient du remboursement intégral. A partir de ce premier avril, toutes les femmes y auront droit. Les IVG des majeures étaient prises en charge à 70% (en ville) et 80% (en établissement de santé) des frais. Il restait donc en moyenne de 50 à 80 euros à la charge des patientes.

 Les associations et les médecins militaient depuis de nombreuses années pour ce remboursement intégral. Faute de mutuelle, voire de revenus suffisants, l'IVG posait un problème financier dans la moitié des cas et en particulier pour les femmes de 18 à 25 ans.

Le forfait du reversement de la sécu revalorisé de 50%

Parallèlement, le forfait versé aux hôpitaux et cliniques pratiquant ces actes par la sécurité sociale est revalorisé de 50%. Des associations estiment que la faible rémunération des établissements les dissuade de pratiquer des avortements et elles réclament cette hausse depuis des années. Elle avait été promise par le précédent gouvernement, mais sans être concrétisée.

L'interruption volontaire de grossesse chirurgicale est une activité déficitaire pour les établissements de santé, ce qui conduit certains à se désengager de cet acte. Un avortement chirurgical dans un hôpital public est facturé actuellement au maximum 400 euros.

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