IVG: le gouvernement veut proposer une info neutre

Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, envisage de créer un site internet et un numéro de téléphone officiels sur l'avortement pour pallier le manque d'informations fiables disponibles sur le sujet.

BFMTV.com avec AFP
Le 08/01/2013 à 17:13
Najat Vallaud-Belkacem (AFP)

Le ministère des Droits des femmes envisage de créer un site internet et un numéro de téléphone officiels sur l'avortement pour pallier le manque d'informations fiables disponibles sur le sujet.

La ministre Najat Vallaud-Belkacem a confirmé l'information puiqu'il n'existe aujour'hui aucun des deux.

Pourtant, de nombreux sites consacrés à l'avortement donnent l'impression d'être officiels alors qu'ils n'ont aucun aucun lien avec une quelconque autorité publique. Se présentant comme neutres, certains proposent des informations parfois biaisées.

Certains sites sont "extrêmement trompeurs", a estimé Najat Vallaud-Belkacem lors d'un entretien avec l'AFP.

Témoignages négatifs

Le site "www.ivg.net", par exemple, se présente sur sa page d'accueil comme "centre national d'écoute anonyme et gratuit" et comme "centre de documentation médicale sur l'avortement". Il propose un numéro vert d'écoute.

Pourtant, rien d'officiel derrière ce site mais une association. Et sur le site, on trouve presque exclusivement des témoignages négatifs sur l'avortement ou des études sur les "troubles psychologiques" liés à celui-ci.

Ce site est très bien référencé: il apparaît en seconde position lorsque l'on tape "ivg" sur le principal moteur de recherche.

Une rencontre prévue "début février"

"On a identifié le problème", assure la ministre. "Sur internet, les associations comme le Planning familial ont perdu du terrain. La question qui se pose est celle du référencement" des sites, a poursuivi Najat Vallaud-Belkacem, estimant qu'il faut trouver "comment soutenir d'autres sites plus respectueux de ce droit fondamental" qu'est l'avortement, légal depuis 1975.

La ministre rencontrera donc "début février" le Planning familial, l'Ancic (centres d'interruption de grossesse et de contraception) et la Cadac (Coordination des Associations pour le Droit à l'Avortement et à la Contraception).

Il s'agira de "fixer ensemble une stratégie internet pour que chacun puisse trouver une information complète.

L'idée, ce sera sans doute l'ouverture d'un site internet dédié et la possible création d'un numéro" de téléphone, "labellisés" par le ministère, a-t-elle précisé.

La question du jour

Etes-vous prêt à acheter certains médicaments hors des pharmacies ?