Grand stade de Lyon : un agriculteur se bat contre l’expropriation de son terrain

Un agriculteur lyonnais refuse que sa parcelle de terre soit traversée par la future voie rapide entre Lyon et et le futur Stade des Lumières. Il est le dernier exploitant à résister à l'expropriation.

Catherine Boulet-Gercourt
Le 26/02/2013 à 21:21
Mis à jour le 26/02/2013 à 21:24

C'est David contre Goliath, à deux pas de la capitale des Gaules. Philippe Layat est agriculteur. Son terrain se trouve sur le tracé de la deux fois deux voies qui devrait relier l'agglomération lyonnaise au Stade des Lumières.

Ce terrain appartient à la famille de Philippe Layat depuis 400 ans. Et face à la menace des bétonneuses, l'homme n'a eu d'autre choix que d'entrer en résistance.

"Il est hors de question que quelque rentre chez moi et coupe ma propriété en deux", fulmine l'agriculteur. "Je ne vois pas comment je pourrais faire traverser la route à mes animaux. Alors que cette route pourrait très bien passer un peu plus haut, sur un terrain de la mairie."

"Ne pas accepter l'inacceptable"

Quand le projet du stade de football s'est décidé, il n'avait pas voulu y croire. Il est même allé jusqu’à refuser d’accepter les courriers recommandés qui arrivaient chez lui.

Une association le soutient. Parmi ces opposants, des riverains, des écologistes, des altermondialistes. Trente d’entre eux sont venus planter leurs tentes dans son jardin.

Mais le mouvement s’est un peu épuisé. Certains ont cédé, les tentes sont parties. Philippe, lui, a décidé de s’accrocher. "Je me coucherai devant les engins s’il le faut, je ferai une grève de la faim... Je ne peux pas accepter l’inacceptable".

Cette exploitation, c’est toute sa vie, et ce combat, il en a fait une question de principe. Et n'allez surtout pas lui parler d'indemnisation. La seule chose qu'il désire, c'est garder la terre de ses parents. Intacte.

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