Gironde : des vaches victimes d’un dépeceur en série

Sept éleveurs de Haute Gironde ont déposé plainte après la mort violente et le dépeçage en pleine nuit de plusieurs animaux.

Caroline Piquet
Le 08/01/2013 à 11:35
Mis à jour le 08/01/2013 à 15:29
Un tueur en série de bovins fait trembler le paisible petit village de Reignac (Haute-Gironde) (Illustration/Chmop Flicr CC)

Les éleveurs de Haute-Gironde tremblent depuis plus d’un mois. Un mystérieux dépeceur de vaches s’attaque en pleine nuit aux bovins de Haute-Gironde, rapporte Sud-Ouest. Le mode opératoire relevé est toujours le même : les nuits éclairées par la lune, pré à l’écart des habitations, cartouches de 7,5 mm.

Victimes éviscérées

La première victime a été découverte aux Arnauds-Roux, abattue d'une balle dans la tempe et soulagée de son épaule droite, de la cuisse droite et de tout le filet. Jean-Claude Roy, l'éleveur, a découvert quatre douilles sur place. Il s'émeut dans les colonnes de Sud Ouest : "Cela n’a pas été découpé par des professionnels, c’était très mal fait."

Des confrères font jour après jour de macabres découvertes. Le maire de Reignac, Alain Gandré, ou encore Thierry Dupuis, du Croizet, et d'autres encore.

Les gendarmes restent discrets

Alain Gendré est encore choqué : "La barrière était grande ouverte, je fais 50 mètres, et là je découvre des abats, des poumons, des tripes, le cœur, la panse… Tout le reste avait disparu, au moins 300 kilos de viande", témoigne-t-il.

Pour lui, plusieurs personnes sont à l’origine de ces exactions, puisqu’il faut être plusieurs pour déplacer un bovin. Et sûrement des "amateurs éclairés" vu la qualité de la découpe.

Les gendarmes prennent l’affaire au sérieux mais restent discret sur l’avancement de l’enquête. Non vraiment, si Brigitte Bardot mettait sa menace de demander la nationalité russe à exécution, voilà qui serait bien cruel pour la race bovine, qui, plus que jamais a besoin d’elle.

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