Dialogue "apaisé" entre Hollande et les principaux cultes

François Hollande et les représentants des principaux cultes religieux en France ont eu un dialogue "apaisé" et "fructueux" mardi soir, à quelques jours de la grande manifestation contre le projet ouvrant le droit au mariage homosexuel.

M.R. avec AFP
Le 08/01/2013 à 23:02
Mis à jour le 08/01/2013 à 23:04
Monseigneur André Vingt-trois, arcehvêque de Paris et  Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris. (BFMTV)

Le dialogue a été "apaisé" et "fructueux", entre François Hollande et les représentants des principaux cultes religieux en France mardi soir lors des voeux du président aux cultes. A quelques jours de la grande manifestation contre le projet ouvrant le droit au mariage homosexuel, le président a donc joué l'apaisement.

"Espérer ressusciter une guerre scolaire (au sujet du mariage homosexuel) n'a aucun sens", a-t-il ainsi souligné devant ses interlocuteurs.

"Apaisé et intéressant"

"L'entretien était apaisé et intéressant", a déclaré à la presse le Grand Rabbin de France, Gilles Bernheim. Il a précisé toutefois que le projet de loi qui suscite une intense polémique n'avait pas donné lieu à des échanges. De même, la manifestation des opposants à ce texte prévue dimanche à Paris n'a pas été abordée, a-t-il dit.

L'archevêque de Paris témoigne également dans ce sens, interrogé sur BFMTV, a ainsi indiqué que "la discussion avec le président de la République, avec le Premier ministre et avec le ministre de l'Intérieur était tout à fait sereine". "Moi je n'ai pas remarqué qu'il y avait une guerre scolaire en France" a-t-il ajouté.

La manifestation anti-mariage homo en toile de fond

L'Elysée a confirmé que la question du mariage homosexuel avait été évoquée par François Hollande, mais pas par les religieux. "Le président de la République a garanti une écoute pleine et attentive à toutes les confessions et convictions" mais il a réaffirmé "que cette réforme qui concerne exclusivement le mariage civil était pour lui et des millions de Français une avancée en termes d'égalité des droits et que par conséquent le projet irait à son terme".
   
L'archevêque de Paris a redit qu'il irait "peut-être saluer les manifestants dimanche", sans toutefois participer au rassemblement.
       
De son côté, Gilles Bernheim a réfuté d'autre part avec force, en réponse à une question, l'existence d'un front des religieux face au projet de mariage homosexuel. "Non, quelles que soient nos positions individuelles, j'ai pour ma part profondément regretté que les religions soient auditionnées ensemble" à l'Assemblée nationale, a-t-il dit.
    
"Les mettre ensemble (...) donnait l'impression d'une coalition des religieux contre un parti politique ou contre un pouvoir politique, ce qui non seulement n'a pas lieu d'être mais n'est pas", a-t-il insisté.
    
Les représentants de toutes les religions hormis le boudhisme se sont prononcés contre le projet de mariage homosexuel.

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