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Chantal Sébire avant sa tumeur
 

Constatant l'impasse légale sur la question de l'euthanasie, un juge de Dijon a repoussé la demande de Chantal Sébire.

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11 opinions
  • euthanasie française
    euthanasie française     

    Le petit pays de la Belgique, les Pays Bas sont de loin, en avance sur notre "pays" la France.
    Dans le domaine de la santé, de la rééducation, du handicap, la France a bp à apprendre sur ses voisins proches. Chez nous, il faut cacher les handicapés, il faut trouver des centres pour les regrouper et les mettre de côté. Ailleurs chez nos voisins nordistes, la Belgique, les Pays Bas, ces "humains" sont partie prenant d'une cause, et c'est avec respect qu'ils sont considérés, aidés, rééduqués et le plus formidable est que les orthophonistes belges dites logopèdes viennent chez nous dans le Nord pour se former !!!
    Alors l'euthanasie, pensez donc, ils y pensent depuis bien longtemps et y ont remédié bien avant nous.
    Il ne faut pas de règle générale pour accepter ou pas cette forme de fin de vie. Il faut une commission qui pourra statuer sur chaque cas individuellement du droit ou pas de mettre fin à ses jours.il ne faut pas non plus de débordement, et il faut aussi que administrativement que cette "mort" soit reconnue, considérée comme mort médicale "naturelle" sinon les assurances vont s'en donner à coeur joie en refusant une quelconque prise en charge "obsèque ou autre ? " et se seront les vivants restants de la famille du défunt qui paieront pour cett cause.
    Alors réfléchissons bien au problème, mais vite !!!
    MERCI pour ceux qui attendent la décision du gouvernement de finir dans la dignité et sans reproche aucun.

  • pleursdemère
    pleursdemère     

    ma fille a eu de l'hypnovel pendant 2 mois pour la mettre dans un comas médical. Elle a 10 ans maintenant. Cela ne l'a pas fait mourir, durant ce temps elle a dormi et les médecins ont pu la soigner et la faire vivre sans qu'elle ne ressente de douleur !
    Ensuite elle a été sevrée et s'est réveillée d'elle même. J'ai souffert de mon côté, pensant qu'elle ne se réveillerait jamais, mais on m'a expliqué et aujourd'hui elle est là à mes côtés, certes avec un handicap certain et à vie mais grâce à ça elle a pu être soignée sans souffrir.

  • gulli
    gulli     

    Ma mère n'avait pas un cancer mais la maladie de Charcot. En 1 an de temps son état s'était complètement dégradé. La phase terminale se résumait à une mort par étouffement.
    M'étant rendue de toute urgence à son chevet dans la clinique, la veille de son agonie, je l'ai veillée toute la nuit. Son soin ? lui faire avaler des cachets (entre autres du themestat) pour la calmer la nuit. J'ai passé la nuit à la redresser dans le lit pour éviter l'étouffement. A part 2 passages entre 19 heures et 6 hres du matin pas d'infirmières en vue.

    Ma soeur a pris la relève le matin et je suis partie me reposer.
    Le soir en revenant à 18 hres elle ne bougeait plus. Le médecin me dît lui avoir administré une piqure en la présence de ma soeur pourqu'elle se repose et qu'il ne fallait surtout pas la déranger. Plus tard on me disait qu'il n'y avait plus d'espoir et qu'elle allait s'étouffer. Vers 22 heures je fûs prise de panique. Toute seule je ne savais plus quoi faire. Et puis je me suis dit que je n'allais plus jamais me regarder en face si je l'abandonnais et je me suis résignée à lui tenir la main toute la nuit Les infirmières sont venues deux -trois fois pensant la trouver morte. J'avais prévenu ma soeur la nuit, mais elle est seulement venue le matin. Epuisée je suis rentrée à la maison vers 11 heures et ma mère est décédée vers 12.30 heures. Son agonie a duré de 17 heures
    du soir jusqu'en début d'après-midi. Je croyais mourrir aussi.

    Quelques mois plus tard j'ai vu une émission tournée en Hollande concernant une personne atteinte du même mal. En accord avec sa femme et son médecin il a voulu décider lui même de son départ. Pour moi ce fût un crève coeur de visionner le reportage jusqu'à la fin, mais j'ai vu un homme partir serein accompagné de sa femme et de son médecin dans son appartement.

    J'ai pleuré de tout ce qui a dû endurer ma mère.


    Maintenant je me demande de quel droit oblige-t-on les personnes souffrantes, en phase terminale, de mourrir misérablement en milieu hospitalier, raccordé de partout, sous prétexte qu'on leur injecte des doses de morphine à gogo pour leurs faciliter le départ?

    MM Sakorzy et Fillon, Madame Dati et Cie ont-ils dejà tenu la main d'un agonisant??

    Ont-ils déjà pensé à ce qui peut se passer réellement dans la tête d'un mourant????

    N'ont-ils pas honte de refuser à Madame Sébire sa dernière volonté de mourrir sereinement entourée des siens, sous prétexte d'une loi absurde.

    Ne voient-ils pas la souffrance de cette femme?????

    J'ai honte pour eux et fais appel à Madame Simone Veil pour qu'elle commence un nouveau combat.

  • elodie63
    elodie63     

    tout d'abord je suis profondément désolé pour le rejet de la requête de Mne Sébire. Je ne reviendrais pas sur la violation du droit à la dignité, l'inhumanité des propos de certains ministres, etc..
    ce qui me scandalise profondément, c'est que tout d'abord la gauche ne s'est jamais exprimée sur cette affaire, n'a jamais donné sa position!! Est elle dans le fond aussi conservatrice que notre gouvernement??!!
    De plus aucunes annonces de manifestation de soutient n'a été organisée en ce nom, mais pour défendre tout court notre droit à la dignité, pour montrer qu'il y a dans cette affaire une réelle remise en cause de laïcité de la République car d'après les propos des ministres cette affaire ne repose que sur le droit de la vie donnée par Dieu !
    Il a été dit que faire cette euthanasie reviendrait à remettre en cause la vie qui nous a été donné par Dieu? Remise en cause de l'IVG??..et puis tant qu'on y est on a qu'à condamner les personnes qui font des tentaives de suicide pour remettre en cause le droit à la vie!!!!
    toute cette affaire repose sur une question d'éthique et je suis bouleversée qu'au 21ème s de tels contentieux reposent encore dans un pays " moderne".
    vive la France, vive la République !!!

  • nadh29
    nadh29     

    En regardant les informations aujourd'hui j'ai été déçue par cette France où nous vivons....... Cette femme atteinte d'une maladie incurable qui souhaite juste d'arrêter ces souffrances n'a pas obtenue le droit de mettre fin à sa vie...
    Notre cher président souhaite un nouvel avis médicale, pourtant elle est considérée comme étant en soin palliatif (à tout moment celà risque d'être la fin dans d'atroce souffrance)
    Quand notre cher gouvernement va réaliser que le monde à évoluer? Plusieurs pays européens ont voté pour l'accord de l'euthanasie dans des actes médicales, alors pourquoi pas nous? A ce que je sache nous sommes maître de notre destin, de notre vie... Est-ce aux hommes politiques de décider si on doit vivre ou mourir? Mais c'est quoi ce gouvernement à la con?
    A croire que le cas Imbert n'a servi à rien....!!!!
    En tout cas je suis de tout coeur avec cette femme et sa famille qui doit vraiment souffrir. Et s'il faut partir en Suisse pour faire ce que l'on a à faire alors n'hésitons pas et fermons le bec à ces politiques de merde!!!![/

  • cfou86
    cfou86     

    De quel droit , pour mettre fin a ses jours, devront ont avoir recours à un tribunal pour décider oui ou non de vivre ou mourir?
    Si cette femme atteinte de sa maladie, mais consciente de ses actes, elle devrait simplement signée une décharge pour que les personnes qui l'assistent et l'accompagnent dans son geste final ne soient pas inquiété , mais de tout temps, la justice a toujours eu trois temps de retard et des lunettes noires pour ne regarder la verite en face et ainsi se proteger et pouvoir se disculper ; C'est ça la justice en france : ne rien voir, ne pas bouger et ne rien faire ..... HONTEUX

    claude du Poitou Charentes

  • Ralph
    Ralph     

    Bien des avis pourront être donné sur la décision de cette dame qui souffre. "ON" se cahce derrière des textes et éthique "honteuse"( nous le voyons tous les jours) mais le cri du coeur de cette dame ne peut pas laisser indifférent. A bout de force, elle a fait un choix, elle l'assume, elle en souffre sans doute plus encore que de ces douleurs physiques. Elle réclame juste le droit à la dignité. Pas de jugement d'hommes à la morale corrompue. laissez la partir en paix avec ses proches

  • philpapa
    philpapa     

    Merci de confirmer que l'euthanasie existe, mais la médecine ne peut la pratiquer de façon lamentable, inhumaine, le fait de porter une blouse blanche ne donne pas tous les droits.

    En effet des personnes demandent une aide pour quitter ce monde dignement et ne l’obtiennent pas et d’autres qui ne demandent rien partent sous couvert de médication hypocrite, il y a là un non sens qu’ il est important et nécessaire d’aborder afin que cette incohérence soit une fois pour toute débattue.

    En tant qu'infirmière nous aimerions connaitre votre position sur la fin de vie de notre fils.

    Résumé des faits :

    Notre fils à l’âge de 13 ans a été suivi pour son cancer « Maladie d’Hodgkin, tumeur des ganglions lymphatiques », pendant 33 mois de mars 2002
    à décembre 2004, dans un établissement de renom, nous étions donc en totale confiance sur les traitements qu’il allait recevoir.



    Malheureusement les choses ne sont pas déroulées comme nous l’imaginions quant à l’excellence des soins et la transparence des traitements.



    En effet nous passerons ici sur tous les dysfonctionnements avérés dont notre fils a souffert et qui sont tout de même alarmants, inadmissibles
    dans ce type d’établissement.



    Nous nous focaliserons ici sur sa fin de vie :

    Difficile ici de dresser le constat d’un déni, d’un abandon, non pas des infirmières qui ont été admirables, mais du médecin référent et du chef de service
    eux savaient que notre fils n’avaient que quelques jours à vivre, ils ont trahis notre fils, comme ils nous ont trahis.
    Pourquoi nous avoir caché les choses ?
    La veille de son départ, le médecin référent plutôt que de nous réunir ensemble ma femme et moi et nous dire la vérité, nous a reçu séparément
    pour évoquer l’administration d’un sédatif (hypnovel) pour éviter à notre fils des angoisses pendant la nuit, en précisant que ce sédatif allait couper la communication, mais dès l’arrêt de ce produit il pourrait à nouveau communiquer normalement.

    Qu’un point serait fait le matin pour décider de la poursuite où de l’arrêt de ce produit.

    Nous n’avons jamais compris pourquoi , car notre fils n’avait à ce moment là aucune angoisse.

    La suite fut toute autre , notre fils devait passer une bonne nuit, c’est une nuit éternelle qui s’est présenté à lui.

    En effet alors que notre fils était sous perfusion de Morphine et de Rivotril, alors que nous évoquions avec lui la mise en place de l’Internet sans fil, vers 23 heures une infirmière est venue mettre en œuvre la seringue contenant le sédatif.

    Une heure après il commencera à somnoler et pendant plus de 5 heures il s’est battu contre des démons, nous pensions que la température était à l’origine de ce cauchemar et vers 6 heures du matin il s’est endormi enfin, c’est que nous pensions…..

    Vers 11heures du matin, une autre seringue a été installée, sans que nous soyons informés, plutôt sans informer sa mère puisque je m’étais absenté pour accompagner notre fille chez des amis pour passer la journée.

    Lorsque je suis revenu notre fils était parti dans l’autre monde, je n’ai pu lui dire « AU REVOIR », nous n ‘avons pu avec sa mère lui dire « AU REVOIR », nous n’avons pu l’accompagner en toute connaissance et cela est inhumain….

    A partir de cet instant plus personne, l’abandon, plus de nouvelle du médecin référent, du chef de service, le déni, le déni total….

    Nous nous sommes retrouvés, au funérarium de cet établissement, seuls terriblement seuls.

    Aucun entretien avec son médecin référent, pas de nouvelle du chef de service, aucun soutien d’un psychologue pour notre fille et nous.

    Notre fils est parti pour toujours dans des conditions inadmissibles, inexcusables, nous aurions tant voulu l’accompagner dans l’amour, avec autour de lui toutes les personnes qu’il aimait et qui l’aimaient…..

    Cette façon de partir est indigne, inhumaine car de ce fait la maladie ne part pas avec l’être cher mais continue son travail de démolition auprès de ceux qui restent et qui doivent survivre avec ses éternelles images. Les médecins ont décidé seuls du départ de notre fils….

    Voilà pourquoi depuis sa disparition nous nous battons, pour que la fin de vie d’un être cher lorsque celui-ci est condamné ne se fasse dans la souffrance, l’hypocrisie et le déni mais dans la dignité, le respect de celui qui part.

    Notre fils à livré son corps à la science en toute confiance pendant 33 mois, ils auraient pu lui permettre de partir proprement entouré de tous les siens.

  • nano13800
    nano13800     

    ces imbeciles de politiques ne savent ce que c'est de souffrir autant dans la maladie que de se regarder dans une glace
    ils prefairent la voir soufrir c'est bon pour l'image de ces brutes

  • PAPILLON34
    PAPILLON34     

    Qu'elle se débrouille toute seule: FACILE A DIRE ET LACHE!
    Elle n'a plus de force, impossible de parcourir seule le chemin qui la menerait sous un train, elle ne voit plus, et j'ai l'impression que touS ceux qui lui conseillent de lutter ou de se "demmerder" seule sont aveugles et ne savent pas lire, sont sourds autant que ceux qui ne VEULENT PAS ENTENDRE.
    ne voyant rien, et n'étant pas infirmière ou médecin, elle est incapable de trouver la veine à piquer, à supposer qu'on veuille bien lui faire la charité de lui donner une seringue pleine....
    Tout ce qui reste en état de marche chez elle, c'est son cerveau, et ce n'est pas lui qui sautera par la fenêtre, sous le train ou dans un lac. Et à supposer que les muscles de ses jambes arrivaient à la porter jusqu'à une fenêtre, des rails ou une rivière, elle peut se rater, et on peut vouloir l'obliger à survivre COUTE QUE COUTE, surtout pour elle.
    Tous ceux qui pourraient l'aider seraient poursuivis et jetés en prison. Ce n'est pas humain d'obliger quelqu'un à supporter la torture que lui inflige sa maladie.
    Franchement, j'en viens à souhaiter à nos politiques, nos juges lâches et aux "bonnes âmes" de conseilleurs de tourner en rond de commencer subir un jour ce qu'elle subit depuis 8 ans tous les jours.
    On nous donne le droit de disposer de notre vie ou de notre mort, mais on nous en refuse les MOYENS, ET L'AIDE.

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