Cellule terroriste: qui sont les suspects?

Six personnes de 22 à 38 ans ont été interpellées dans trois villes de banlieue parisienne lundi matin. Elles sont soupçonnées d'avoir projeté des actes terroristes en France.

A. K. avec C. Ollivier et D. Rizet
Le 25/06/2013 à 7:35
Mis à jour le 25/06/2013 à 12:51
Six hommes ont été interpellés lundi, dans le cadre du démantèlement d'une cellule islamiste radicale. (Zylenia - Flickr - CC)

C’est un gros coup de filet qui a eu lieu lundi matin en région parisienne. Six personnes ont été interpellées, dans le cadre du démantèlement d’une cellule islamiste radicale soupçonnée de projeter "des actes terroristes" sur le sol français. Qui sont ces hommes, et quelles pistes sont privilégiées?

> Des suspects âgés de 22 à 38 ans

Interpellés à Stains (Seine-Saint-Denis), Trappes (Yvelines) et à Roissy-en-Brie (Seine-et-Marne), les six hommes, dont un converti à l'islam, sont âgés de 22 à 38 ans. Parmi eux figurent un Béninois, un Comorien et quatre Français.

Un suspect intéresse particulièrement les enquêteurs. Il s'agit d'un homme d'une trentaine d'années, sorti de la prison de Fleury-Mérogis à l'automne 2012. Il s'est radicalisé en prison, et était surveillé pour cette raison par la Sous-direction anti-terroriste. A sa sortie de prison, cet homme s'est rapproché des cinq autres.

Ensemble, ils ont commis des braquages et, avec l'argent récolté, auraient projeté d'acheter des armes pour commettre des attentats. Ils auraient également projeté de dresser la liste des personnes à attaquer, mais aucune liste n'a été retrouvée pour l'instant.

> Soupçonnés d'être impliqués dans un hold-up

Les membres de la cellule sont notamment soupçonnés d'être impliqués dans le hold-up d'une agence de la Banque postale en Seine-et-Marne en avril, au cours duquel le directeur de l'agence et sa femme avaient été enlevés et séquestrés.

Ils "projetaient apparemment de commettre d'autres vols à main armée", a indiqué une source proche de l'enquête. Tous sont connus de la police pour des faits de délinquance grave.

> Et maintenant?

Placés en garde à vue, les suspects peuvent y rester jusqu’à 96 heures, "s'il existe un risque sérieux de l'imminence d'une action terroriste en France ou à l'étranger ou que les nécessités de la coopération internationale le requièrent impérativement" précise la loi Perben II. "C'est une très belle affaire. Ce groupe démantelé est un groupe très sérieux", a assuré une source proche du dossier.

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