Christiane Taubira : "Accorder une place plus importante à la médiation"

Christiane Taubira et Dominique Bertinotti se sont exprimées lundi, après avoir reçu deux associations de pères privés de garde d'enfants.

Magali Rangin
Le 18/02/2013 à 17:09
Mis à jour le 18/02/2013 à 17:25

Un fait divers a relancé le débat. A Nantes, un père est retranché depuis vendredi en haut d'une grue pour réclamer le rétablissement de son droit de visite sur son fils. Lundi, la ministre de la Justice et la ministre de la Famille ont donc reçu les associations de pères privés de garde d'enfants pour aborder ce sujet délicat.

"Nous avons proposé de revoir les associations de pères privés du droit de garde de leur enfant et d'avoir des séances de travail approfondies" a indiqué sur BFMTV Christiane Taubira, à l'issue de la rencontre. La ministre souhaite également élargir la prochaine séance de travail à d'autres associations.

"Il y a des sujets qui semblent relever de la façon dont l'institution judiciaire, à leur sens prononce les décisions et puis il y a d'autres sujets qui relèvent d'avantage d'une sensibilisation générale" a résumé Christiane Taubira. Ainsi, les associations considèrent que les jugements sont plutôt favorables aux mères. Et "sur les procédures pénales de rapts d'enfants, ils estiment que les jugement ne sont pas équilibrés" a indiqué la ministre.

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"Nos lois sont plutôt satisfaisantes"

"Nos lois sont plutôt satisfaisantes, les associations le disent" s'est cependant réjouie la ministre de la Justice. Mais, reconnaît Christiane Taubira "on a un rapport subjectif à la justice, parce les séparations sont toutes des situations difficiles".
 
Pour la ministre de la Famille, Dominique Bertinotti, il s'agit de "faire en sorte que père et mère puissent se mettre d'accord sur ce qui est satisfaisant pour l'enfant". Et de souligner qu'en France, seuls 4% des divorces recours à la médiation, ce qui est très bas. "Développons la médiation, pour soulager l'institution judiciaire" a préconisé Dominique Bertinotti, rejointe par Christiane Taubira qui souhaite "accorder une place plus importante à la médiation" lors des cas de séparation.

Enfin a précisé Christiane Taubira, si le métier de juge s'est fortement féminisé, la promotion de magistrats en 2013 comportait 72% de femmes, "les études ont montré que les femmes jugeaient à peu près comme les hommes, avec les mêmes méthodes, la même sévérité, la même clémence".

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