Cellule de crise pour aider 36 entreprises françaises en "grand danger"

Jean-Marc Ayrault a affirmé ce vendredi sur BFMTV que 36 entreprises en "grand danger" ont été répertoriées. Le gouvernement ne souhaite pas publier la liste exhaustive de ces entreprises pour ne pas les stigmatiser. Certains dossiers sont d'ores et déjà emblématiques et même stratégiques pour l'équilibre de leur région. Tour d'horizon.

BFMTV
Le 01/06/2012 à 15:25
Mis à jour le 01/06/2012 à 17:16

C'est l'un des dossiers considéré comme prioritaire par le nouveau gouvernement. Le site Technicolor d'Angers cherche plus que jamais repreneur. L'usine vient d'être placée en redressement judiciaire. Dans cette entreprise, on fabrique des décodeurs numériques, une activité dont la concurrence asiatique a eu raison. Les emplois de 350 salariés sont en jeu.  Leur dernier espoir  étant que la période d'observation de 6 mois fixé par le tribunal de commerce permette de trouver un repreneur qui reconvertira l'activité de l'usine.

 

Autre dossier chaud, celui de l’entreprise Doux.

Chez Doux, il y a 10 fois plus d'emplois sur la sellette. 3.400 personnes travaillent en France pour le leader européen de la volaille, sans compter les quelques 800 éleveurs en contrat avec le groupe. A travers Doux, c'est toute la filière que le gouvernement veut sauver.

Dans l'énergie chimique, plusieurs entreprises sont également au bord de la fermeture. LyondellBasell à Berre l'étang a mis en vente sa raffinerie déjà à l'arrêt. Arnaud Montebourg qui s'est rendu sur place estime à seulement 20 % les chances de trouver un repreneur. 370 emplois sont à la clé.

Pour Petroplus à Petit Couronne, l'avenir reste également incertain. La raffinerie va redémarrer mais pour six mois maximum. Pour l'instant, aucune offre à long terme n'a été formulée aux 550 salariés.

Enfin dans l'industrie, notamment automobile, de nombreux plans sociaux sont aussi en cours. L'usine de plaquettes de frein Honeywell doit fermer ses portes en 2013. Aussi, le fabricant de lunettes arrière Prevent Glass à Bagneaux sur Loing a été liquidé début mai, et Good Year à Amiens est en suspens. Au total,  et seulement chez ces équipementiers, les postes détruits se comptent en milliers.

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