Bébé mort in utero : "des enquêtes, il y en a plein les tiroirs" selon le Dr Patrick Pelloux

Ce week-end, une femme a perdu son bébé avant même d'avoir accouché, en raison d'un manque de place à la maternité de Port-Royal, à Paris. Le médecin urgentiste Patrick Pelloux pointe du doigt les coupes budgétaires imposées à l'hôpital.

S. A.
Le 04/02/2013 à 8:12

"Il faudra combien de faits divers et à quels intervalles pour arriver à dire que les urgences de l'hôpital public ne s'en sortent plus ?" Patrick Pelloux, président de l'association des médecins urgentistes de France, a réagi sur BFMTV au drame qui a coûté la vie à un bébé, vendredi à la maternité de Cochin Port-Royal, à Paris.

"L'hôpital se bat contre des certitudes économiques [...] il y avait 1350 maternités en France en 1975, il n'en reste plus que 550 et ça, en raison uniquement de critères économiques. Une sélection élitiste s'est faite. Beacoup de personnes sont aujourd'hui sur liste d'attente, il faut réouvrir des maternités", a-t-il demandé.

Patric Pelloux n'est pas convaincu par l'annonce de l'ouverture d'une enquête par la ministre de la Santé Marisol Touraine. "Des enquêtes il y en a plein les tiroirs", raille-t-il avant de prévenir qu'avec de tels manques de moyens "on met les personnels en difficulté".

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